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| Theirn | # Posté le 16/12/2007 à 20h15 pour le chapitre 1 : « Jack » - Citer |
Statut : membre ![]() | Pour démarrer ce commentaire, j'aurais pu mettre "Très bien", ou synonymes, te féliciter, et puis basta. Mais ta nouvelle vaut plus que cela. Elle est... glaçante, troublante, longue, multiple, dérangée, étrange, folle. Et encore. Honnêtement, je ne pense qu'un mot de la langue française, ni un groupe de mot soit capable de retranscrire la gêne ressentie à la lecture. Parce que ta nouvelle est gênante, dans le sens que le lecteur est balloté en tout sens, par des paragraphes numérotés, par des scènes sans rapport les unes aux autres, par des situations troublantes. Cette gêne n'est pas un défaut : elle fait la force du texte, tout son intêret. De même que l'ambiance très bien donnée qui s'en dégage, grâce à un style sans failles. Seulement, forcément, il y a des choses qui fâchent. C'est obligé. Premièrement, tomber sur un "J'était" au milieu de ce texte magnifique niveau stylistique fait tâche. Deuxièmement, "[...] et cette image de demi-dieu du père s'efface malheureusement à un âge que Jack n'avait pas encore atteint." J'aurais mis l'adverbe plus loin dans la phrase. Là, ça donne l'impression que c'est malheureux que cette image s'efface un jour, alors que pour moi, il est malheureux que Jack n'ait pas atteint l'âge auquel cette image s'efface - il aurait eu moins peur, sa frayeur étant principalement causée par les résurgences de l'enfance et le rejet de l'acte de "rébellion" sur l'autorité (paternelle, en l'occurence). Troisièmement, "Jack venait de brusquement s’éveiller, de manière aussi sèche qu’un coup de tonnerre". Un coup de tonnerre n'est pas sec, mais humide. Enfin, le tonnerre me fait plus penser au reniflement appuyé d'un homme enrhumé qu'à un coup de fouet. L'éclair, oui. Le tonnerre, non. Le mot sec me faisant penser à quelque chose de bref, de "dur". Mais bon. Ce sont les seuls point qui m'ont réellement gêné (négativement, cette fois ) dans le texte.Pour tes notes de fin (j'aime beaucoup le recul important que tu as sur ce que tu écris, d'ailleurs), j'ai deux théories : la première, classique, tout est réel, sauf les monstres et les passages avec ses amis, dans le parc dans la ville endormie. Ca, je dirai que c'est mi-rêve, mi-hallucination. Ma deuxième théorie est que la ville est vivante, théorie soufflée par la dernière phrase : "Jack, n’était plus qu’un souvenir." Je me suis demandé : pour qui ? Ma réponse : pour la ville, qui s'entoure de brumes pour rester cachée, aurait envoyé ces hallucinations et ces rêves, à moins qu'ils ne soient que souvenirs, à Jack, peut-être pour le faire fuir. Bref. Donc, j'ai aimé, et je lis tes autres textes. Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave ; Tout mon être obéit à ce vivant flambeau. Baudelaire, |
| Anahkiasen | # Posté le 17/12/2007 à 13h21 pour le chapitre 1 : « Jack » - Citer |
Statut : membre ![]() auteur de l'histoire | Avant toute chose, merci d'avoir pris le temps de lire, et de commenter. Pour les fautes je m'en excuse; comme expliqué, c'est un assez vieux texte, et recorriger une nouvelle de cette envergure était une tâche assez complexe. Donc oui, j'ai sans doute dû laisser passer quelques fautes çà et là, c'est très possible. Quant aux quelques tournures stylistiques contestables, ma foi, que dire ? De tout texte il est aisé de tirer quelques phrases mal tournées ou semblant sans sens. C'est le poids de l'auteur que d'admettre ses erreurs, ainsi je ne peux que m'incliner devant ces défauts mis en relief par tes soins. Sur de courts travaux comme Les Fleurs d'Avril, ces choses se repèrent au fil des relectures - et encore - mais sur des morceaux comme Jack, on perd vite la motivation de relire l'intégralité du texte, et on finit par n'affiner que quelques passages au détriment des autres. Concernant les théories selon lesquelles la ville elle-même serait un personnage, sache qu'elles sont parmi mes préférées. La dernière phrase, dans une des interprétations, était en fait censée faire comprendre que Jack était un souvenir _pour_ la ville. Qu'elle était un théâtre et que ces personnages qui s'agitaient en elle n'étaient que des acteurs qu'elle projetait. Comme si Jack n'était au final qu'un autre de ces personnages semblant irréels, ni au-dessus d'eux, ni en dessous. Ce qui explique qu'à leur disparition, il s'efface aussi. Enfin, merci encore d'avoir pris le temps de lire, et surtout de développer ton commentaire. J'espère à l'avenir te revoir sur un autre de mes histoires, c'est toujours plaisant d'avoir dans ses lecteurs quelqu'un qui réfléchit sur ce qu'il lit. Sur ce, au plaisir. Les pas des soldats Avançant en chœur — Sans peur ni émoi, Juste, la fureur. |
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