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| Manu | # Posté le 29/02/2008 à 19h49 - Citer |
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| Part de l'autre (La) Ce post reprend la critique de la fiche de lecture du livre. Il sera automatiquement mis à jour en cas de modification de la fiche. Pour revenir à une version antérieure de la critique, veuillez consulter la liste des versions. critiqueCe livre est énorme. Je ne peux pas dire magnifique, car il ne l'est pas, pour des raisons évidentes. Dans La part de l'autre, d'Eric-Emmanuel Schmitt, la mégalomanie, l'orgueil, et tous les autres défauts du dirigeant d'état le plus monstrueux que la terre ait connu ressortent évidemment. Mais là où Schmitt file toute la subtilité de l'œuvre, c'est dans la gradation montrant progressivement le jeune hitler humilié perdre le peu d'humanité qu'il possédait encore à l'adolescence, pour devenir un être agressif, distant et impitoyable. D'autre part, on suit la vie du jeune adolf, qui, dans un monde parallèle, est accepté aux Beaux-Arts. Si, par cette victoire, il est relativement tiré vers le haut, il n'en demeure pas moins bourré de défauts, lui aussi. Seulement il ne bascule pas dans les engrenages qui le poussent à devenir ce qu'hitler est devenu. Là où Schmitt est remarquable sur le fond, c'est tout de même par son humanité (peut-être inconsciente) : au lieu, comme tous, de rêver d'un monde où hitler n'existerait pas; il lui donne une seconde chance et rêve d'un monde où adolf hitler n'a pas déchaîné ses démons intérieurs. Malheureusement, nous savons tous plus que jamais que cela n'est pas arrivé... Oui, le sujet est stérile, et oui, ça ne rime à rien de rêver, car ce qui est fait est fait. Mais malgré tout, la plume remarquable d'EES parvient à nous captiver pendant des heures. Finalement, je salue Schmitt pour s'être brillamment attaqué à un sujet à prendre avec des pincettes (il y a de quoi). Modifié le 20/03/2008 à 19h40 par Manu Il ne faut jamais dire jamais. |
| 1964 | # Posté le 29/02/2008 à 21h34 - Citer |
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| J'ai également beaucoup aimé ce livre... Je mets ce que j'en pense en secret car j'ignore où tu es en rendu dans ta lecture. Secret (cliquez pour afficher) Ce qui rend intéressant ce livre, encore davantage que le thème même abordé par Schmitt, est la réalité de ce qu'il raconte. Réalité dans la fiction bien sûr, puisque le parcours de Hitler aux Beaux Arts est une dérive de l'esprit, mais celui-ci nous paraît tellement réaliste qu'on en oublie ce "détail". Comme si l'Histoire du monde n'avait tenu qu'à ce refus à l'école des Beaux Arts de Vienne. Si je me souviens bien, il y a un passage de ce roman où le Hitler tel qu'il est est réquisitionné pour faire la guerre (guerre dont il dira plus tard qu'elle mérite vengeance) et y perd son chien. C'est une anecdote parmi d'autres qui montre que le dictateur qui fait le mal est d'abord un homme blessé, qui a mis son intelligence au service de n'importe quoi. Mais attention ! Ce livre ne cherche pas d'excuses au nazisme et ne rend pas le Hitler réel sympathique au lecteur, au contraire. C'est l'imaginaire, celui qui a réussi, qui devient attachant : autant de par sa rencontre avec Onze Heures Trente que par ses petits soucis quotidiens. "Je n'ai pas pu percer le mur de mon miroir Il m'a fallu apprendre mot par mot la vie Comme on oublie" |
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