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Vous êtes ici => Accueil > forum > Communauté > Discussions générales > « Qu'est-ce que l'originalité ? », créé par Keaton

Discussions générales - « Qu'est-ce que l'originalité ? » - lecture du sujet — L'Encrier

Qu'est-ce que l'originalité ?

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Keaton# Posté le 02/04/2008 à 09h41 - Citer
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Bonjour à tous !
J'ai une petite question à vous poser : qu'est que, selon vous, l'originalité d'une oeuvre (littérature, fiction, cinéma...) ? Le fond ? La forme ? Ou les deux ? Après avoir été partagé - pendant de nombreux mois - entre un roman d'anticipation uchronique et un recueil de nouvelles uchroniques (militaro-religieuses), j'ai opté pour ce dernier, car il s'est finalement avéré que l'anticipation était un genre qui ne me correspondait pas vraiment. Tout ce qui se rapporte au domaine militaire et religieux est mon dada... En fait, le "problème" est que j'ai peur que mon oeuvre ne soit pas originale. Mais, qu'est ce qu'est vraiment l'originalité (pour les éditeurs ou pour vous) ?! Il suffit de voir certains romans ou certaines fictions du petit écran...
Je vous dit à bientôt !  :)
Nataniel# Posté le 02/04/2008 à 10h02 - Citer
Statut : modérateur


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C'est une très bonne et très vaste question. Je n'ai malheureusement pas le temps développer ma réponse, mais d'après moi, l'originalité moderne réside plus dans la forme que dans le fond et c'est très flagrant dans les jeux vidéos :

Okami sur PS2 est un Zelda like mais sa forme le rend foncièrement original.
Mes histoires:
A l'Auberge des Plaines du Nord
Pourquoi ?
Theirn# Posté le 02/04/2008 à 13h12 - Citer
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L'originalité dans le fond est assez difficile - possible, mais difficile à mettre en oeuvre. L'originalité de la forme est plus aisée.

Mais... pour moi, l'originalité de quelque chose est que ce quelque chose se démarque de la masse, de l'habitude. Pour reprendre l'exemple de Nataniel, Okami. Pas particulièrement original sur le fond, mais beaucoup sur la forme grâce à son rendu très « encre » (superbe, d'ailleurs). Qui sait, dans 20 ans, tout les jeux seront peut-être comme ça ! Et alors, l'originalité résidera à ce moment-là dans des graphismes réalistes.

Ne dit-on pas de quelqu'un qui se démarque des autres qu'il est un « original » ?
Ils sont mes serviteurs et je suis leur esclave ;
Tout mon être obéit à ce vivant flambeau.


Baudelaire,
Kventino# Posté le 02/04/2008 à 18h15 - Citer
Statut : membre


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Comme je n'ai pas non plus le temps de développer, je rappellerai juste La Bruyère :
"Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent."
Être original sur le fond est sinon impossible, au moins très très très très très très très très très très très très très très très dur.
"Ce garçon doit apprendre deux choses de moi : à m'obéir et penser par lui-même"
Anahkiasen# Posté le 03/04/2008 à 12h58 - Citer
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J'avais glissé un mot là-dessus dans ma préface, disant globalement qu'être original dans un texte, c'est juste écrire.

" Il pourrait toutefois être légitime de se demander ce qui me démarque du reste, ce qui fait que ma plume devrait être plus aimée qu’une autre. Au niveau des grandes idées, je doute surprendre quiconque tant tout ce qui pouvait être fait l’a déjà été d’une certaine manière, et à trifouiller dans les siècles de littérature qui m’ont précédé, on trouvera inéluctablement un autre auteur ayant plus ou moins fait la même chose. Mais je ne pense pas qu’il faille s’en préoccuper ; mes textes sont ce qu'ils sont, ils m'appartiennent, sortent des tréfonds de mon imagination, sont tendrement dessinés par mon stylo. De là, l'originalité n'est pas un détail qui m'importe. Je ne suis pas Ionesco et si je voulais traiter le nazisme, cela se ferait sans rhinocéros. Les nouvelles que je présente ne sont pas révolutionnaires, c'est un fait, mais ce sont les miennes, ça suffit à les différencier de toutes les autres. Je ne copie ni ne plagie, chaque feuille que je saigne à bleu devient mon enfant, et est aussi unique que les gènes que je lui transmets.
On trouvera sans doute des points communs entre ma progéniture et celle de n'importe qui d'autre, mais de même que deux enfants ne sont pas identiques parce qu'ils sont blonds ou bruns, ces points communs n'ôtent pas à mes textes l'honneur d'être lus. Le style qui lie ces mots, est strictement mien. "
Les pas des soldats
Avançant en chœur —
Sans peur ni émoi,
Juste, la fureur.
Csame# Posté le 03/04/2008 à 13h17 - Citer
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Se citer soi-même, c'est Mâl. Cela dit, sans doute suis-je trop péremptoire en affirmant cela. C'est juste qu'en tant qu'universitaire habitué aux recoins sombres des bibliothèques obscures, je ois trop souvent des auteurs qui se citent eux-mêmes, et ça fait un peu genre auto-congratulation (sans parler de l'obstacle épistémologique du type qui ce cite lui-même (c'est un peu comme tenter de prouver que A + B = C en posant que A + B = C ))

Cela dit, je peux comprendre, Anahkiasen, que tu préfères le copier-coller par simple souci d'économe d'énergie.

L'originalité. Rien de nouveau sous le soleil, dit le proverbe. Mais bon, les proverbes, c'est parfois des conneries... Peut-on faire à l'heure actuelle quelque chose qui n'ait radicalement jamais été fait auparavant ? Il y a certains objectifs qui sont difficiles à atteindre. Par exemple : faire du neuf dans le médiéval fantastique, ça relève de l'exploit. Il y a des veines d'or qui ont été tellement pompées, sucées et resucées, qu'elles sont définitivement épuisées... Ou alors il faut se contenter d'avatars, de résidus de Tolkien, etc.

Mais on peut toujours écrire sur l'expérience et sur le vécu, je crois. Car ça, personne ne peut le vivre de la même façon que nous le vivons, et par conséquent, ce que l'on écrit ne peut être qu'original, à condition de ne pas tomber dans les clichés hollywoodiens. Parce qu'il n'y a pas que les individus qui changent, il y a aussi les époques. Donc quand bien même retrouverions-nous la réincarnation de Victor Hugo au XXIe siècle qu'il écrirait autrement qu'au XIXe...

Bon, je vais finir brusquement ce post en plein milieu de ce début de réflexion. De toute façon, je ne sais pas où j'allais aboutir.
Modifié le 03/04/2008 à 13h18 par Csame

Co-administrateur et développeur de l'Encrier
Nataniel# Posté le 03/04/2008 à 13h34 - Citer
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Tiens, notre dictateur en chef est de retour...

Avec des remarques fort pertinentes en plus. Par contre, je trouve ça assez dommage. Tomber dans un remake du SdA n'est vraiment pas un truc à faire m'est avis. Ou alors, il faut le faire avec une forme propre (et encore, il faudrait un truc vraiment extraordinaire pour que ce soit original).

J'aimerai cependant dériver un peu du sujet. Parce que finalement, n'est-ce pas les choses les plus classiques qui nous touchent le mieux ?
Toujours pas le temps de développer cela, mais je vous laisse le méditer. Je pense que ça en vaut la peine.
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Laurent Jerry# Posté le 03/04/2008 à 13h43 - Citer
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Il y aurait beaucoup à développer.
À mon avis, il y a plusieurs niveaux de compréhension de la question.
Mais je crains que ça risque une fois de plus d'être polémique. [...] C'est un forum, pas grave si c'est polémique.

L'originalité sur la forme est désespérément recherchée par ceux qui ont moins d'idée sur le fond. Ou alors vraiment une idée extraordinaire sur la forme.
On peut d'ailleurs mégoter à l'infini sur ce qui fait vraiment le fond. ET surtout la forme.

Au premier degré, l'apparence.
L'apparence d'un texte (au niveau simplement visuel et graphique) fait une partie de son originalité si elle est très particulière. Trois exemples :
  • les aphorismes de Nietzsche, une pensée condensée en sentences d'une énorme densité.
  • Les interminables phrases de Marcel Proust, détaillant jusqu'à l'infime les états d'âmes de l'auteur-narrateur
  • Les romans "imagés" de James Clavell, où le texte se met en forme comme une pièce de théâtre.
Dans ces trois cas, l'originalité est inscrite dans la répartition même du texte sur la page.

Au second degré, si l'on rentre dans le texte (je ne m'intéresse ici qu'à l'originalité en matière de littérature, ce serait impossible à mener de front avec le cinéma, la musique, etc.), l'originalité du genre. Si je ne prends que ce dans quoi je suis plongé (ou ce dans quoi je l'ai été récemment),
  • Guerre et paix ne se veut pas un roman (même si à mon sens, Tolstoï a échoué à en faire autre chose)
  • Le théâtre des opérations de Dantec est inclassable (Essai ? Journal ? Poésie ? Pamphlet ? Pensées ? Un peu de tout à la fois.)
  • Villa Vortex, du même, se veut “méta-roman” (je te dirai ce que j'en pense quand je l'aurai fini)
  • La recherche du temps perdu est plus qu'un vrai roman, l'œuvre complète de Proust, une réflexion immense sur ce qu'est “l'écrivain”.
  • Les Misérables se veut à la fois un roman et un essai aux multiples sujets (Waterloo, le couvent, les égouts, le bagne, etc.)
Plus souvent, l'originalité de la forme est comprise par les auteurs comme la mise en situation innovante. Mais, comme
Kventino l' a dit :
La Bruyère a dit :Tout est dit, et l'on vient trop tard depuis plus de sept mille ans qu'il y a des hommes et qui pensent.
, difficile de trouver quoi que ce soit d'innovant quand on a 5000 ans de civilisation « écrivante » derrière soi. Kafka était innovant quand il a écrit
La Métamorphose a dit :En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte
Aujourd'hui, un texte comparable ne le serait plus. Tiens, allez, quittons le temps d'un exemple les livres. La trilogieStar Wars, en 1977-1983, était originale. En 1999-2002-2005, elle ne l'est plus.

Bon, bref, je m'aperçois que pendant que j'écris, de nombreuses autres réponses sont arrivées. Je poste tel quel, à charge pour moi de développer plus à l'avenir.
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A świstak siedzi i zawija je w te sreberka

Faculté d'Insignifiance Comparée - Chaire d'Urbanisme Callikinitopolistique.
Athéna# Posté le 04/04/2008 à 00h06 - Citer
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L'originalité, vaste sujet (vous avez 4 heures).
Là dessus... je n'arrive pas à croire que je sois du même avis que ce type, mais
Dominique Fernandez a dit :Il faut commencer par copier les grands peintres pour pouvoir ensuite créer soi-même

ou quelque chose du même style, à propos du Caravage.
=> Puisque beaucoup de choses ont déjà été dites, il faut commencer par lire (voire recopier, comme en peinture) les précédents pour ne pas refaire ensuite ce qu'ils ont fait avant. C'est comme je ne sais plus quel petit paysan qui avait réinventé, tout seul à compter les moutons, Pythagore & Co: c'est bête, ça avait déjà été fait avant lui. Si il avait connu les mathématiques il aurait sûrement fait avancer les maths...
Donc l'originalité (pour moi) c'est surtout de prolonger ce qui a déjà été fait. Mais bon l'art est un peu plus compliqué que les mathématiques, aussi. Si j'en crois mon cousin, et il a fait de la philo en terminale, attention! il existe exactement deux sujets en ce monde: l'amour et la mort, et ça peut même se réduire à un seul: la condition humaine. Et, comme le dit La Bruyère, on n'est pas les premiers à y avoir pensé.

Donc l'originalité, la vraie, celle qui consiste à tout inventer (tiens, elle est jolie la pithécantrope d'à-côté, Mademoiselle me feriez-vous l'honneur de contribuer avec moi à la propagation de l'espèce? Je vous ai apporté un mammouth, parce que les fleurs, c'est périssable)... c'est mort.

Tout ce qu'on peut faire,
Athéna l' a dit :c'est du patchwork

Bon, promis, je ne le ferai plus.

Pour en revenir à nos moutons, le patchwork aussi, c'est joli... le tout c'est de savoir l'arranger

You may say I'm a dreamer, but i'm not the only one...
Laurent Jerry# Posté le 04/04/2008 à 00h12 - Citer
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Vous êtes très douée en patchwork, Mademoiselle...
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Faculté d'Insignifiance Comparée - Chaire d'Urbanisme Callikinitopolistique.
Anahkiasen# Posté le 04/04/2008 à 01h27 - Citer
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Csame a dit :Se citer soi-même, c'est Mâl. Cela dit, sans doute suis-je trop péremptoire en affirmant cela. C'est juste qu'en tant qu'universitaire habitué aux recoins sombres des bibliothèques obscures, je ois trop souvent des auteurs qui se citent eux-mêmes, et ça fait un peu genre auto-congratulation (sans parler de l'obstacle épistémologique du type qui ce cite lui-même (c'est un peu comme tenter de prouver que A + B = C en posant que A + B = C ))


Non non, c'est juste que j'ai posté à 12h58, deux minutes avant la sonnerie. Pas le temps de développer, mais oui, s'auto-citer c'est le mÂl.
Les pas des soldats
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Sans peur ni émoi,
Juste, la fureur.
Keaton# Posté le 04/04/2008 à 11h43 - Citer
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Bonjour à tous !
Eh bien, que d'interventions, parfois philosophiques ! Je ne pensais pas que l'on pouvait en raconter sur un tel sujet, même si je n'ai pas tout saisis. Même si j'ai encore quelques doutes, je vous remercie de m'avoir décomplexé au sujet de l'originalité, du moins dans la forme. Car si le fond est important, je vois qu'être original dans la forme n'est pas aussi simple.
Un exemple : actuellement, je travaille sur un recueil de nouvelles uchroniques militaro-religieuses, après je ne sais combien de versions en un peu plus de dix ans. Je suis perspicace, et abandonner aussi facilement n'est pas vraiment dans mon caractère. A ma connaissance, il n'y a jamais eu d'oeuvre traitant à la fois sur les dirigeables (de type "solide", du moins) et sur les deux principales religions polythéistes (hellénisme et asatru), et je pense que ça pourrait donner quelque chose d'intéressant.
C'est surtout "Voyage au fond des mers" (que je regardais gamin sur TF1, au début des années 80) qui m'a convaincu. J'adore tout ce qui se rapporte à la marine (paquebots...) et, surtout, à l'aviation et à l'aérostation. Les dirigeables (que j'ai découvert au fil des ans), c'est mon dada ! J'ai bien essayé d'écrire de l'anticipation, mais ce fut une catastrophe ! Même si, en tant que téléspectateur, j'adore la SF et l'anticipation (bien que n'y croyant pas vraiment), en tant qu'auteur il s'avère que ce n'est pas mon genre de prédilection. Moi, c'est plutôt les oeuvres de guerre : "Memphis Belle", "Band of Brothers", "Savingt Private Ryan", "Tour of Duty"... Je m'y sens comme un poisson dans l'eau. Et vous, qu'en est-il ?
Tout ça pour vous dire que même si ce recueil de nouvelles pourrait évoquer - dans la forme - certaines oeuvres connues, dans le fond ce sera complètement différent. Outre, le quotidien d'un équipage de dirigeable militaire, on aura l'occasion de découvrir l'hellénisme et l'asatru (les deux principales religions polythéistes dans le monde, le judaisme et le christianisme n'existant pas), l'Armée de l'air européenne, l'Europe fédérale, la société dans laquelle mes personnages vivent, et bien d'autre encore !... En clair, une oeuvre écrite par un Européen pour les Européens ! Si voulez bien, je publierais prochainement les grandes lignes de ce temps qui n'a pas existé (à moins que vous me le déconseiller, par crainte de plagiat) !
Une dernière question : avant d'attaquer l'écriture proprement dite, préparez-vous, avant, une sorte de "Bible" sur l'univers de votre oeuvre ?
Je vous dis à bientôt, et merci encore !
A bientôt !  :)
Modifié le 04/04/2008 à 15h27 par Keaton

Kventino# Posté le 06/04/2008 à 22h35 - Citer
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Je viens de lire un petit texte ou Marcel Reich Ranicki, un grand critique allemand, répond à la question de savoir si un jeune qui veut se mettre à écrire doit le faire seul, sans se soucier des critiques, ou si au contraire il dot le faire en montrant tout ce qu'il écrit. Ça offre un complément intéressant je trouve (pour les germanophones, le texte ici
Marcel Reich Ranicki :
"Je n'aime pas trop cette formulation, avec un choix trop tranché. En réalité, les choses se passent différemment. Quand des jeunes commencent à écrire, ils sont très contents de trouver un ami, qui se donne aussi la peine, de faire quelque chose de littéraire. Mais surtout, personne ne commence à écrire, sans avoir auparavant lu quoi que ce soit - dans les livres, dans les journaux. Et c'est très bien ainsi. On ne commence pas sans avoir d'exemple à disposition. C'est ce qui s'est passé pour Shakespeare.

[Après il raconte que Shakespeare a commencé en retravaillant un manuscrit de quelqu'un d'autre, qui était mauvais, mais qui pouvait devenir quelque chose de pas mal. La pièce retravaillée par Shakespeare a eu du succès, et on a commencé à lui demander d'écrire d'autres choses, également retravaillées ou de son imagination même.]

Quant à moi [Reich-Ranicki], c'était pareil. À l'école, je m'intéressais surtout à la littérature, et j'avais un ami qui préférait la musique. Nous nous complétions parfaitement : il parlait beaucoup de Mozart et moi (déjà à l'époque) de Shakespeare ..."

Edith : La biographie sur Wikipedia français, bien que pas tout à fait neutre (et encore) est bien faite.

Voilà, c'est plus tout à fait le sujet, mais je trouvais ça quand même intéressant
Modifié le 06/04/2008 à 22h40 par Kventino

"Ce garçon doit apprendre deux choses de moi : à m'obéir et penser par lui-même"
Keaton# Posté le 07/04/2008 à 20h56 - Citer
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Bonsoir à tous !
Contrairement à certaines personnes, je pense, au contraire et sans remettre en cause leurs théories, que le fond est plus "important" que la forme, car, dans la plupart des oeuvres (livres, séries, films...), cette dernière est loin d'être originale (regardez Star Trek, Seaquest DSV, Voyage au fond des mers...). Alors que le fond, on peut être différent (enfin, je pense). Un exemple ? Comme vous le savez déjà, je travaille sur un recueil de nouvelles uchroniques (militaro-religieux), qui forment un tout homogène puisqu'elles partagent les mêmes univers et personnages principaux. En outre, elles sont présentées dans un ordre chronologique, ce qui conforte leur cohérence.
En voici le synopsis : "Heaven" (le « ciel », les « cieux », en anglais) s’attarde - mais pas seulement - sur le quotidien, dans tout ce qu’il y a de plus normal, d’un équipage de dirigeable militaire européen dans le monde d’après-guerre. Il n’est pas question de héros glorieux mais du devenir de ces aéronautes, quidams parmi les anonymes, dont l’Europe a toujours entretenu le culte jusqu’à en faire des légendes vivantes.
Qu'en pensez-vous ? Certes, ce ne sont que la partie visible de l'iceberg, mais le plus dur difficile est à venir. Et j'y travaille dessus. La première nouvelle traitera de la redécouverte du "Hindenburg"... sur le mont Ararat ! Et de quelque chose d'infiniment plus précieux...
A bientôt, et merci pour vos remarques constructives !  :)

Modifié le 07/07/2008 à 12h16 par Keaton

Nataniel# Posté le 07/04/2008 à 21h09 - Citer
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Comme dirais certains : je kif grave

Plus sérieusement, j'aime beaucoup le concept... Même si je ne pourrais pas jurer que ce soit à 100% unique comme façon de faire...
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Keaton# Posté le 07/04/2008 à 21h43 - Citer
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Bien sûr, ce n'est pas à 100 % unique comme façon de faire, et heureusement !
Cela dit, je suis déçu qu'il n'existe pas d'oeuvre (roman, série, film...) qui traite sur les dirigeables et les principales religions polythéistes (selon ma vision à moi) ! Alors, j'ai décidé d'en écrire une !
Pour ces différentes idées, il m'a fallu beaucoup de temps. Par exemple, le moment où j'ai imaginé que l'Europe était partagée entre les deux principales religions polythéistes (hellénismes et asatru) et où j'ai définitivement validé ce concept, il s'est écoulé un peu plus d'un an ! Alors, que pour le régime politique de chaque Etats fédérés européens n'a pris que quelques semaines.
J'adore l'idée de la disparition du capitalisme, même si j'ai quelques doutes quant aux véritables conséquences... Fini l'argent roi ! Une société plus juste, plus équitable (enfin, je l'espère) ! Avec des services publics forts et compétents, au service des populations.
Cela dit, je suis tombé amoureux fou des dirigeables (depuis quelques années, déjà) et des anciennes religions polythéistes (depuis les années 80), et les inclure dans "Heaven" fut un peu le fruit du hasard, car n'ayant jamais été prévu au départ, puisque que je suis aussi un fan d'aviation (B-17, Avro Lancaster...). Finalement, la rencontre des deux genres s'est fait sans heurt (et je ne souhaitais pas choisir entre les deux). Au total, cela m'a pris un peu plus de dix ans ! Les années 80, dont la musique, m"inspirent également, et j'aurais l'occasion, au fil des nouvelles, de glisser certaines références à celles-ci. Qu'en est-il pour vous ?
A bientôt !  :)

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