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Vous êtes ici => Accueil > forum > Communauté > Présentations > « Tout a commencé place de la Concorde . . . », créé par Laurent Jerry

Présentations - « Tout a commencé place de la Concorde . . . » - lecture du sujet — L'Encrier

Tout a commencé place de la Concorde . . .

...et c'est la faute d'une touriste américaine.
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Freyja-Snape# Posté le 03/09/2007 à 23h21 - Citer
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Cette présentation (et surtout les réponses aux questions facultatives) laisse présager quelques perles typographiques
Bienvenue !
Where once was light, now darkness falls. Where once was love, love is no more. Don't say goodbye, Don't say I didn't try…
Laurent Jerry# Posté le 07/09/2007 à 14h15 - Citer
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Bon, j'aimerais bien recentrer le débat. Après tout, sur cette page, c'est bien de moi qu'on parle, non ?
Mon ego surdimmensionné et envahissant a déjà du mal à s'exprimer dans ce cadre, alors laissons-le en placer une ! (On pourra lui fermer son caquet après. Bon débarras.)

Mon âge canonique et décadent me permet d'être classé automatiquement comme "vieux schnoque" ici. Pour autant, il n'est pas suffisant pour me déclarer "sage", titre que j'abandonne à Alixe et Miss Teigne. N'étant point sage, je me résigne à être fou. Ce qui me convient parfaitement.

Dans l'attente du Brevet de Folie décerné par Charles Baudelaire qui sera le couronnement de ma carrière de fou, je me contente déjà du titre de Grand Absurde Dément Vertigineux que m'a décerné l'Aède Periannath, poète (occitan !) et guitariste de l'Alphabet Désiré.

Toujours comme mon modèle pathoflorique, j'aime ma capitale infâme. C'est l'amour fou, l'amour haineux, l'amour désespéré de l'urbaniste envers la reine des villes haïe, trahie et rafistolée. (Je dois le reconnaître, même si je préfère Lyon, et de loin).

Lyon ! Reine des villes et ville reine ! Splendeur sublime ! Ce n'est pas une ville "parfaite" mais la ville "humaine" par excellence. Je ne sais pas comment dire . . . c'est une ville qui a un tel devenir, une telle inventivité, une telle personnalité ! Bref. Je l'aime. Et cette fois, d'un véritable amour, éternel et passionné, pas comme Paris, que je ne "hais point". Sauf quand je la hais.
Reprenons.

Je marche. Seul moyen de découvrir la ville. Comme Richard Bohringer, parce que "c'est beau une ville la nuit". Pour aller chez moi, chez mes parents, chez des amis, à des réunions, des soirées . . . méprisant (un peu) les transports en commun et (infiniment) la bagnole, je marche. 5, 8, 15, 22 ou 30 km. En chantant, en pensant, en admirant, en critiquant. Parfois en parlant, rencontres de passage ou marche de compagnie, souvent en silence. Plus je marche, plus je m'en rends compte : mon amie Marina a raison, Paris n'est pas d'ici.

Vous l'aurez compris, j'aime beaucoup la poésie. Surtout les alexandrins, mais la poésie en général.
La musique aide parfois à la poésie, aussi. Je n'ai commencé à comprendre "La Parure" que chantée par Léo Ferré (quel génie, ce mec !!!).

Je ne vais pas vous faire un détail de toutes les lectures dont je suis un inconditionnel affirmé, sinon on y est encore aux Calendes grecques. Voire phéniciennes. Allez, on essaye de résumer ça en douze postes :
1- La Bible, parce que c'est LE Livre et que s'il n'y en avait qu'un, il faudrait que ce soit celui-là. Et parce qu'on y rencontre ce qu'on ne peut rencontrer dans aucun autre.
2- Au Bord de l'Eau, le plus grand roman chinois d'aventure : une histoire de brigands au IX° ou X° siècle. Interminable, à rebondissements infinis, bref : génial ! Gilles, rends-le moi, on avait dit : PREMIER JANVIER 2008 !!!!!!
3- Le Comte de Monte-Cristo, parce que la diversité des sentiments humains y est tout entière exprimée, et qu'il est inépuisable d'inspiration.
4- Les Frères Karamazov, parce que la diversité des sentiments humains y est tout entière exprimée, et qu'il est inépuisable d'inspiration.
5- Les Secrets d'Hermione (!), parce que la diversité des sentiments humains y est tout entière exprimée, et qu'il est inépuisable d'inspiration. Mais ça, tu le sais déjà, Miss . . .
6- Les Fleurs du Mal : c'est beau, c'est tout. Avec un immense coup de coeur pour Les Phares, et beaucoup de passion pour L'albatros, à une passante et Moesta et errabunda.
7- Cyrano de Bergerac : ma pièce préférée. Un héros loufoque, éperdu, amoureux, sans concession et fou. Et de beaux vers.
8- 6 promenades dans les bois du roman et ailleurs (de manière générale, toutes les oeuvres d'Umberto Eco, mais c'est là qu'il montre le mieux comment marche un roman. Et surtout ce que peut être un roman moderne, un roman d'aujourd'hui).
9- L'éducation d'une fée : mignon, réaliste, bien écrit, un petit bijou.
10- Les raisins de la colère : Parmi toutes les "perles" de Steinbeck, celle-là est la plus belle. La plus dure, la plus triste aussi. Mais c'est lié.
11- Dur de choisir ! Dune, Le Seigneur des Anneaux, Moby Dick, La Citadelle des Ombres, Les Misérables ? On va dire Moby Dick, mais la traduction d'Armel Guernes, alors. Et le choix était dur.
12- De cape et de crocs : La plus extraordinaire bande dessinée qui puisse s'imaginer. Humoristique, talentueuse, dessinée (et coloriée) avec art, bourrée d'innombrables références, fine . . . bref, une merveille.

D'ailleurs, ça me donne une idée de sujet de discussion... j'y vais de ce pas.

Laurent Jerry
Modifié le 06/11/2007 à 15h39 par Laurent Jerry

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Faculté d'Insignifiance Comparée - Chaire d'Urbanisme Callikinitopolistique.
Laurent Jerry# Posté le 13/12/2007 à 14h21 - Citer
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Bon, mes commentaires commencent à tourner à la chronique animalière. Ça m'apprendra à jouer les marmottons . . . oui, mais aussi, quelle joie d'hiberner ! C'est mon frangin qui a de la chance (même s'il ne voit pas les choses de cette manière, lui, ça le déprime), il est en Suède, sous le Cercle Polaire, et il a des nuits de 23h30. Boulot, métro, dodo, dodo, dodo).

Si je compte bien, en effet, je me suis déjà exprimé sur les canards, les cygnes (ou vilains petits canards), les castors lapons, et même (mais surtout ailleurs) des animaux chimériques tels l'hippocampéléphantocamelos.

Et voilà qu'on me demande un avis sur le grand débat qui agite la France depuis 13 longues années : "Quel est le plus fort : l'hippopotame ou l'éléphant ?" avec un avis péremptoire (mais autorisé, car venant de l'Instance Suprême Omnipotente, dite ISO-Csame) : "Entre l'hippopotame et l'éléphant, le plus fort, c'est quand même le rhinocéros".

Hésitant à créer un sujet rien que sur ce débat, je choisis tout aussi péremptoirement de la mettre ici, où il a sa place parmi la grande ménagerie des Chimères.

* * * * *

Tout travail de recherche sérieux commence par une bonne documentation (oh qu'il est loin mon mémoire de DESS !). Des débats ici et là ont déjà parsemé la Toile, mais ils se bornent souvent à exprimer une opinion.

Je ne vous ferai pas l'insulte de considérer que vous ne savez pas ce que sont un hippopotame et un éléphant. Pas plus d'ailleurs qu'un rhinocéros.

Penchons-nous d'abord sur une étude comparative littéraire.
Dans le Livre de Job, l'hippopotame, dit aussi Bestial ou Béhémoth, est qualifié de "chef-d'œuvre de Dieu" (ce que je trouve au passage légèrement vexant, mais passons). Job 40, 15-23. Relevons seulement quelque phrases, parmi lesquelles : "ses os sont des tubes de bronze, ses côtes du fer forgé [Note : ça doit lui donner un moral d'acier], [...] le fleuve se déchaîne mais lui ne s'émeut pas." Tout cela ne donne guère envie de l'affronter. Et pourtant, la citation se termine par "quelqu'un pourtant lui fera front et s'emparera de lui, l'entravera et lui percera le naseau". Bon, voilà la force brute domestiquée.
Aucune mention n'est faite ici d'éléphant ni de rhinocéros, mais seulement du crocodile. Il faut dire que les Hébreux avaient été particulièrement en lutte contre ces deux animaux lors de leur séjour égyptien, car ils pullulent dans le Nil et y sont d'ailleurs fort craints. Surtout l'hippopotame, semble-t-il, car fort jaloux de son territoire, extrêmement agressif et plutôt classé dans une catégorie que nous qualifierions de "bourrine". C'est facile de faire mal aux autres quand on a des canines de 60 cm de long !

Passons au rhinocéros. D'un point de vue littéraire, il est évidemment favorisé, puisque Ionesco lui a consacré une belle absurdité (je suis un peu gêné de mettre surtout des liens vers Wikipedia mais que voulez-vous ! On ne trouve pas ce qu'on veut ailleurs). Cela dit, il n'y est guère mis en valeur. Ce qui a entraîné la fondation d'un Parti Rhinocéros dont nos amis québecois seraient plus à même que moi de parler. Ce parti pourrait selon moi s'enorgueillir d'illustrer la Faculté de l'Insignifiance Comparée du Pendule de Foucault. Mais Belbo ni Diotallevi ne peuvent hélas plus donner leur éminent avis sur la question.
Maintenant, si je peux me référer à l'une de mes lectures très récentes, Africa Trek, les grandes peurs animales de ces deux voyageurs pédestres lors de leur traversée de l'Afriques étaient, dans l'ordre : (1) les lions (2) les serpents (3) les éléphants (4) les moustiques [et surtout la saleté de microbe paludique qu'il transbahute] (5) les hippopotames (6) les scorpions.
Pas de mention du rhinocéros. Désolé pour lui. Je l'élimine unilatéralement.

En ce qui concerne l'éléphant, une analyse plus fine est à réclamer. En effet, vous savez comme moi qu'il existe éléphant d'Afrique et éléphant d'Asie, le second étant plus petit, moins auriculo-développé et de manière générale moins impressionnant. Quoique. Il est important de préciser que l'éléphant d'Afrique fréquente hippopotame et rhinocéros, tandis que celui d'Asie ne rencontre guère que quelques rhino. Et encore.
Une analyse sérieuse ne peut oublier de mentionner Pyrrhus et ses éléphants, vainqueurs de la bataille des raclées d'Héraclée par défaut, pourrait-on dire, tellement les éléphants effrayaient leurs adversaires. Mais il ne s'agit que d'une victoire à la Pyrrhus. Et qui ne permet pas de conclure quoi que ce soit, car les troupes romaines adversaires ne comptaient pas d'hippopotames. (L'inverse eût été assez incroyable sur un champ de bataille, mais que ne vit-on point d'étonnant sur cette bonne vieille terre ?)

Bon, évidemment, une analyse complète ne saurait faire l'impasse sur les ancêtres illustres des éléphants. Non seulement les opossums de 9 tonnes, mais encore et surtout les oliphants ou mûmakils des Haradrims dans le Seigneur des Anneaux. Face à de tels géants, bien sûr, pas d'hippo qui fasse le poids. Mais on est là pour causer des temps présents.

L'argument toujours employé jusqu'à ce jour est celui de la trompe. Toute la force serait concertée dans la trompe de l'animal, lui donnant une grande force permettant d'abattre ses adversaires fluvio-équin (entre autres adversaires).
Soit.

Mais n'oublions pas cette maxime d'une profondeur inégalée : "un éléphant, ça trompe énormément". Remarquons d'ailleurs que la trompe asiatique est moins puissante et moins subtile que celle de son compère d'Afrique, mais que pourtant elle est plus et mieux utilisée par l'homme (notamment en Indonésie et au Bengale pour le transport de troncs d'arbres - Notons au passage que dans ce cas, l'éléphant est aussi domestiqué que l'hippopotame dont nous nous moquions plus haut. Égaux devant l'esclavage, donc.). Ce qui prouve bien que l'utilité n'est pas forcément là où on la voit de prime abord, et que la symbiose est au moins aussi importante que les caractéristiques techniques de l'animal (on ne parle pas d'une machine, même si les éléphants mécaniques font fureur à Nantes où ils s'inspirent des créations d'un certain Verne natif du coin et prodigieusement rêveur). Donc, il ne faut pas prendre en compte la seuls force brute mais aussi les éléments du contexte. Par exemple, dans l'eau ou sur de fortes pentes, l'hippopotame battra à plates coutures l'éléphant, qui triomphera en revanche en milieu savanéen (savanien ? savanique ? savaneux ? Même le CNRTL n'arrive pas à m'aider sur ce coup-là !), juste retour des choses.

Hans Klingel affirme cependant, après l'avoir étudié 20 ans, que l'hippopotame serait "l'animal le plus dangereux d'Afrique". Ah, on en revient donc au débat central ! Parce que - je cite - "l'hippopotame, il est quand même vachement fort".
Je vais alors m'appuyer sur la plaisante sagesse burkinabée pour étayer la suite de ma démonstration : le conte du lièvre, de l'éléphant et de l'hippopotame nous montre comment - bien sûr le lièvre est le plus fort. Mais le plus malin, en fait. Parce que, quand il s'agit de force brute, manifestement, ils se valent.

Ma conclusion est la suivante : de mon point de vue, quoi qu'il ait été dit auparavant, l'hippopotame est aussi fort que l'éléphant. Et réciproquement.

Et vice-et-versa. Mais le débat est tout vert.

Laurent Jerry
Modifié le 30/12/2007 à 17h59 par Laurent Jerry

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Csame# Posté le 13/12/2007 à 16h49 - Citer
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Tes phrases, bien qu'argumentées (et non pas agrumentée parce que cela ne voudrait rien dire), n'ont pas la force de mes péremptoires maximes, qui de leur rondeur, de leur élégante absurdité, tranchent ce débat millénaire de leur grâce as... asas.. assas... assassine (pardon pour la référence minable, pour ceux qui l'auraient reconnue (d'ailleurs je ne les félicite pas)).

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De même que, passés les détours inévitables de l'axiomatique, on peut affirmer qu'il n'est rien de plus vrai que un égale un, on peut affirmer aussi avec égale certitude que de l'éléphant et de l'hippopotame, le plus fort, c'est quand même le rhinocéros, de la même manière qu'on peut affirmer que de l'hippopotame et du rhinocéros, le plus fort, c'est quand même l'éléphant, et affirmer avec tout autant de certitude que de l'éléphant et du rhinocéros, le plus fort, c'est quand même l'hippopotame ainsi que le prouve la démonstration ci-contre.

Quod erat demonstrandum.

NB : Ou pas.
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Freyja-Snape# Posté le 13/12/2007 à 22h43 - Citer
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Peuh,
Tout le monde sait que de l'éléphant ou du rhino ou de l'hippopotame, c'est la fourmi la plus forte.
M'enfin quand même, je préfère faire face à un sympathique insecte qu'a l'un des pachydermes susnommés.
Where once was light, now darkness falls. Where once was love, love is no more. Don't say goodbye, Don't say I didn't try…
Laurent Jerry# Posté le 14/12/2007 à 10h26 - Citer
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Freyja,
Le Monde entier sauf Stendahl et cet apprenti-écrivain qu'est Bernard Werber reconnaît la valeur réelle de la fourmi :
Un proverbe africain a dit :Quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent
Un autre proverbe, mais du Laos, a dit :Quand les éléphants se battent, ce sont les fourmis qui meurent
Et un troisième d'Inde (ce qui prouve que toutes les régions éléphantogènes du Monde sont d'accord) a dit :Le monde flatte l'éléphant et piétine la fourmi
Mais il est vrai que :
Stendhal, dans Rome, Naples et Florence, a dit :J'aime la force, et de la force que j'aime, une fourmi peut en montrer autant qu'un éléphant.
Quant à Werber, je ne vais quand même pas le citer. C'est un site décent ici.

Csame,
L'évidence mathématique m'écrase.
L'absurdité folle (et donc avérée, bonne et ayant force d'évidence) aussi.
Je ne peux rien rétorquer et je m'en vais tout honteux.
Oui, mais quand même
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Csame# Posté le 14/12/2007 à 16h56 - Citer
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Laurent Jerry a dit :Image utilisateur
Quand je pense que mon serveur héberge des images comme celle-là, une impression de décente sérénité m'envahit, mêlée à l'envie subite de me faire hara-kiri.

 
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Laurent Jerry# Posté le 17/12/2007 à 13h14 - Citer
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L'envie subite n'existe que pour qu'on y résiste. Violemment et sans compromis.

Sauf éventuellement s'il s'agit de chocolat.
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Laurent Jerry# Posté le 11/12/2008 à 15h37 - Citer
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Kventino a aujourd'hui ranimé en moi l'esprit d'acrostiche un peu tombé en désuétude (hélas ! J'ai honte) depuis quelques semaines.

Cherchez dans la savane ou la terrible jungle :
En approchant, soudain, on pressent l'animal,
Sous son dais de lianes émerge le grand mâle.
Tremblez ! Il se fait loin, le courage - une épingle -
Qui ne vous aide plus à étouffer la peur,
Un effroi instinctif vous saisit à sa vue :
Il n'est d'autre salut que la fuite éperdue.
Le fuyard est craintif ? Non : prudent promeneur.
Endormi, le colosse est encore imposant,
Pachyderme placide mais tel une eau dormante.
L'on ne voit qu'une bosse et son haleine lente...
Un geste vous décide à aller s'éclipsant ?
...Surpris en votre for par l'incongruité,
Frappé d'un soudain doute, étrange en ce péril,
Obstiné, plus encore demeurez, sot vigile.
Rien ne vous envoûte hors cette vérité :
Tout-puissant adversaire : mais qui est-il au fond ?
Le Béhémoth brutal, dit chef-d'œuvre divin 1,
Hippique belluaire dont le dressage est vain
Pouvant être fatal - il est craint tel Typhon -
Pataugeant dans un Nil qu'il rend plus redoutable ?
Ou bien cet éléphant que l'on décrit trompeur,
- Pardi ! Il est habile - et qui marche sans peur,
Observe et se défend d'y voir un tour pendable ?
Tous deux, titans boueux, réclament primauté :
Alléguant de son poids, aucun ne veut céder.
Mais un jour l'un des deux pourra-t-il accéder
Enfin au titre-roi qu'on ne peut plus ôter :
Oyez Sa Majesté, plus fort des animaux,
Un puissant souverain de l'État de défaite.
Là, la bestialité est célébrée en fête
Émerveillés du train que mènent les chameaux,
Les zèbres et les élans, ornithorynques et yacks
Étourneaux et pythons, baleines, papillons,
Passereaux, goélands, criquets, vers et grillons,
Hannetons, thons, tritons, et signes du zodiaque...
Assemblés près du fort animal cuirassé,
N'attendent plus que... mais ! Le choix ne fut point fait !
Très bien, lecteurs : le sort des deux vous est laissé.

¿ Qui sera désormais nommé « fort » et « parfait » ?

1 Livre de Job chapitre 40, verset 19.
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Faculté d'Insignifiance Comparée - Chaire d'Urbanisme Callikinitopolistique.
Kventino# Posté le 11/12/2008 à 18h07 - Citer
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Inutile de m'excuser trop tôt ...
Loin de moi cette idée de dénigrer

Mais même si cela ne vous agrée
Au risque de passer pour un maraud,
Nulle pression ne m'empêchera de dire
Que votre démonstration a deux fautes
Une de ces fautes, acrostonautes,
Est, mis face à la force, d'applaudir,

Un souverain n'est jamais investi
Ni couronné après un dur combat.

Inutile, je pense, de dire qu'il ...
"Rien n'est sans doute plus conforme à l'humanité que de secourir les malheureux, de tendre une main bienfaisante à quiconque en a besoin. Mais ne serait-il pas plus humain et plus charitable de prévenir la misère et d'empêcher les pauvres de pulluler ?
Laurent Jerry# Posté le 11/12/2008 à 18h24 - Citer
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Ah tiens effectivement. Zutre ! Tout est à refaire !
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Faculté d'Insignifiance Comparée - Chaire d'Urbanisme Callikinitopolistique.
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