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Vous êtes ici => Accueil > forum > Communauté > Actualités > « L'Atlantide dans la littérature à travers les siècles (II) », créé par Bryaxis

Actualités - « L'Atlantide dans la littérature à travers les siècles (II) » - lecture du sujet — L'Encrier

L'Atlantide dans la littérature à travers les siècles (II)

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Bryaxis# Posté le 15/03/2009 à 23h07 - Citer
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En tant que journaliste de l'Encrier je souhaites vous présenter une série de grands thèmes récurrents dans la production littéraire, afin de vous montrer comment une même thématique a été exploitée par de nombreux auteurs à différentes époques. Contrairement aux présentations des différents genres littéraires c'est donc à une découverte d'idées que je vous entraîne avec, pour première thématique, un sujet qui a traversé les siècles mais en prenant pour chaque époque un sens différent. Ce deuxième article sur cette thématique ( vous trouverez ici la première partie de l'article ) s'intéresse à l'Atlantide dans la littérature du XIXème et du début du XXème siècle : Jules Verne, Arthur Conan Doyle ou H.P. Lovecraft sont au nombre des auteurs que nous croiserons aujourd'hui...

Chapitre III : La nouvelle Atlantide


Avec le XIXème siècle et le courant positiviste qui domine durant une grande partie de cette époque on assiste à un renouveau des recherches « scientifiques » ( mais avant tout scientistes ) sur l'Atlantide, aidé par les nouvelles découvertes scientifiques dans le domaine de la géologie et de la pré-histoire par exemple. On retrouve l'Atlantide aux quatre coins du monde et même, dans la littérature de fiction, jusque dans l'espace. En cette époque de grandes expéditions au coeur de l'Afrique ou de l'Asie on imagine même l'existence possible de survivants de la civilisation atlante en quelque point reculé du globe. Tous ne tombent cependant pas dans ces excès : Thomas Henri Martin, qui publie en 1841 une traduction commentée du Timée, met en garde contre une lecture réaliste du mythe de Platon. Mais la force même du texte original avec son interruption brutale et son récit fantastique le dote d'un attrait tel que beaucoup y succombent.

Tous ceux qui écrivent à partir de cette date sur le mythe de l'Atlantide n'ont pas forcément lu les textes originaux, ce qui explique parfois le grand écart entre ceux-ci et les ouvrages de cette époque.

En dehors des ouvrages « scientifiques » on constate la plupart du temps la transformation en récit romanesque de la fable politique originale. L'Atlantide est alors bien souvent un décors exotique qui plaît car il rappelle de par son lien avec la Grèce le style (néo-)classique en vogue à l'époque mais rendu plus attrayant par des éléments extérieurs. Le récit comprend souvent un voyage, semé d'embûches, puis une phase de découverte et d'adaptation à la nouvelle réalité avant que ne surgissent des éléments perturbateurs parmi lesquels une romance et des troubles politiques dans la société Atlante reviennent souvent, causant dans la plupart des cas le départ des héros et la destruction de la cité et de ses habitants.

Cependant il faut noter que même dans ces cadres romanesques subsistent des traces de l'utopie de Bacon et de la fiction politique de Platon avec généralement une forte tendance au manichéisme : souvent le terrien débarquant en Atlantide va aider le partis des « bons » dont les valeurs morales et politiques sont jugées supérieures à lutter, parfois sans succès, contre les « méchants », souvent dépravés. Tel est le cas des astronautes d'A. Toltstoï dans son « Aelita ou le déclin de Mars » publié en 1922 ou celui des naufragés de D.M. Perry dans son roman « The Scarlet Empire » publié en 1906 où les héros ont à affronter un régime communiste où l'égalitarisme est poussé à son paroxysme.
Les héros de Perry étaient parvenus en Atlantide au moyen d'un sous-marin, ceux de Tolstoï en fusée. Jules Verne avait lui aussi utilisé le sous-marin dans « 20 000 lieues sous les mers » pour faire visiter l'Atlantide à ses héros guidés par le capitaine Némo : la science est ici associée à la découverte de l'Atlantide, qu'elle soit encore debout comme dans ces deux premiers exemples ou qu'elle ne soit plus que ruine comme chez Jules Vernes :

J. Vernes, 20 000 lieues sous les mers, vol. II, chap. IX « Un continent disparu » a dit :« En effet, là, sous mes yeux, ruinée, abîmée, jetée bas, apparaissait une ville détruite, ses toits effondrés, ses temples abattus, ses arcs disloqués, ses colonnes gisant à terre, où l'on sentait encore les solides proportions d'une sorte d'architecture toscane ; plus loin, quelques restes d'un gigantesque aqueduc ; ici l'exhaussement empâté d'une acropole, avec les formes flottantes d'un Parthénon ; là, des vestiges de quai, comme si quelque antique port eut abrité jadis sur les bords d'un océan disparu les vaisseaux marchands et les trirèmes de guerre ; plus loin encore, de longues lignes de murailles écroulées, de larges rues désertes, toute une Pompéi enfouie sous les eaux, que le capitaine Nemo ressuscitait à mes regards. Où étais-je ? Où étais-je ? Je voulais le savoir à tout prix, je voulais parler, je voulais arracher la sphère de cuivre qui emprisonnait ma tête. Mais le capitaine Nemo vint à moi et m'arrêta d'un geste. Puis, ramassant un morceau de pierre crayeuse, il s'avança vers un roc de basalte noir et traça ce seul mot : Atlantide. »


Jules Verne profite de l'occasion pour entourer ce passage d'un cours de biologie marine et de géologie d'une part, d'une narration du mythe de Platon et d'un bref aperçu sur les controverses nées du récit de l'autre. C'est une autre manière d'associer science et Atlantide, en faisant de sa découverte l'occasion d'une leçon, d'une éducation, qui passe elle aussi par un accès difficile, mini récit au coeur du roman, version miniature du grand schéma du récit atlantidien.

La science, un autre auteur de cette époque ne l'aimait pas. Il la craignait, elle l'horrifiait et lui inspirant de terribles rêves. Cet auteur c'est H.P. Lovecraft. Pour lui aussi l'Atlantide sera aussi un mythe important car elle lui fournira le modèle de R'lyeh, « la cité aux corps morts, couverte d'algues ». Lovecraft, technophobe et anti-positiviste si il en est, a créé toute une mythologie basée sur un monde caché dans lequel rodent d'effroyables créatures dont le terrible Cthulhu, indescriptible horreur vivant au fond des eaux au sein de sa cité cachée qui jaillit des eaux dans la nouvelle « L'appel de Cthulhu », publiée en 1926. Ici encore comme chez Platon la mer a engloutit les sur-hommes châtiés. Et si le rapprochement entre R'lyeh et l'Atlantide est si clair c'est aussi parce que deux autres nouvelles de Lovecraft, « The Temple » ( 1920 ) et « The Descendant » ( 1926, peu avant l'Appel de Cthulhu ) font explicitement référence à la cité de Platon.
Cependant la cité décrite dans « L'appel de Cthulhu » est elle bien différente de la plupart des autres Atlantide de la littérature :

H.P. Lovecraft, L'appel de Cthulhu, in Dans l'abîme du temps, folio SF 37, pp. 211-215 a dit :« ... ils arrivèrent à un littoral de boue, de vase et de blocs de maçonnerie cyclopéenne tapissés d'algues, qui ne peuvent être que la substance tangible de la suprême terreur de notre univers, la ville morte de R'lyeh, bâtie des millions d'années avant le début de notre histoire par les immondes créatures géantes sécrétées en de sombres étoiles. (...) Je suppose que seule avait dû émerger des eaux la hideuse citadelle couronnée d'un monolithe démesuré, où était enseveli le grand Cthuluh. (...) Johansen et ses hommes éprouvèrent une stupeur effarée devant la majesté cosmique de cette Babylone ruisselante bâtie par des démons anciens. Ils durent comprendre instinctivement qu'elle n'appartenait pas à notre monde ni à aucune planète sensée. Leur crainte face à l'énormité des blocs de pierre verdâtre, la hauteur vertigineuse du grand monolithe gravé et la ressemblance frappante des statues et des bas-reliefs monumentaux avec l'étrange idole trouvée sur l'Alert dans son reliquaire, tout cela apparaît de façon poignante avec son effroi à chaque ligne de la description. Sans rien connaître du futurisme, Johansen s'en rapproche beaucoup quand il parle de la ville ; au lieu de décrire une construction ou tel bâtiment précis, il privilégie l'impression générale d'angles et de surfaces immenses – trop pour appartenir ou convenir à cette terre – couverts d'hiéroglyphes et d'images impies. Je mentionne ce qu'il dit des angles car cela rappelle un propos de Wilcox au sujet de ses terribles rêves. Le jeune sculpteur disait que la géométrie de sa ville rêvée était anormale, non-euclidienne, en ce qu'elle évoquait de détestables sphères et des dimensions étrangères aux nôtres. ... »


Et la description continue ainsi sur plusieurs pages. L'Atlantide de Lovecraft est une Atlantide de mort, l'attrait qu'elle suscite est une passion du morbide et de la folie.

Le mythe de l'Atlantide entre grâce à ces récits dans la conscience populaire, qui s'en empare. La brièveté du présent article m'empêche de traiter de tous les ouvrages qui ont marqué l'Atlantologie à cette époque, je me suis donc concentré sur les ouvrages disponibles dans ma bibliothèque et sur internet, mais l'ouvrage de Foucrier ( dont on a déjà donné la référence dans notre premier article ) fournit une bonne analyse de ce phénomène et surtout montre comment le contexte politique des années 1870-1939 s'était montré particulièrement favorable à des récits qui, pour la plupart, racontent la décadence d'un Etat dominateur, éléments masqués derrière un récit romanesque. Et l'on remarque que plus on avance dans le temps plus la littérature de fiction passe d'un enthousiasme radieux et d'une confiance à toute épreuve en l'homme et la science à une vision de plus en plus pessimiste du monde dont Lovecraft est pour ainsi dire un aboutissement.

Dans tous ces récits une constante est l'appel à la capacité de l'esprit du lecteur de faire la synthèse entre des éléments culturels très disparates comme le montre l'Atlantide de A. Conan Doyle dans son roman "La ville du gouffre" où il mélange couleurs vives rappelant les codex précolombiens, statues semblables à la fois aux Bouddha hindou et aux Baal et Moloch puniques. Syncrétisme des lieux, syncrétisme des époques, le tout pour un lectorat qui ne connais pas forcément les modèles nécessaires à l'évocation de l'image décrite par l'auteur.

Chapitre IV : L'Atlantologie


Nous avons déjà mentionné la question de l'Atlantologie, cette pseudo-science dédiée à la recherche de l'Atlantide dans le monde réel. Tout vient de l'apparence de crédibilité que Platon donne à son mythe : qualité des sources, insistance littéraire sur le fait qu'il s'agit de la « vérité » et non d'un « mythe », mention dans un contexte sérieux ( la première mention de la ville se fait dans un passage ou Critias parle du déclenchement des catastrophes par des facteurs astronomiques ), ect...

Comme mentionné plus haut nombreux sont ceux à s'être prononcé depuis la plus haute antiquité sur la véracité des évènements racontés : Aristote parlait de mensonge, Strabon de réalité, les philosophes et les antiquaires de la Renaissance et des temps modernes sont partagés, les savants des derniers siècles le sont tout autant. Certains rédigent des ouvrages présentant l'Atlantide telle qu'elle leur est apparue en songes, d'autres cherchent à l'aide des nouvelles sciences du XIXème des indices sur son emplacement.

En 1926 Claudius Roux et Jean Gattefossé publient une « Bibliographie de l'Atlantide et des questions connexes » qui recense déjà près de 1700 titres tandis que Pierre de Jarnac évalue en 1989 à 5000 publications la masse d'ouvrages consacrés à la ville engloutie. Et en 2004 une recherche internet menée par Foucrier trouvait près de 90 000 pages...

Ces recherches mettent en oeuvre une foule de techniques différentes allant de la géologie au spiritisme en passant par les fouilles archéologiques et l'oniromancie. Il est fréquent de voir ces auteurs considérer que l'Atlantide a été la mère formatrice des peuples, celle qui leur à tout apprit. Les civilisations précolombiennes sont souvent présentées comme constituées des survivants de la catastrophe. Parmi les arguments avancés on parle de similitudes entre les hiéroglyphes égyptiens et ceux des Mayas ou encore de l'importance des pyramides dans ces deux cultures.

En outre la fin du XIXème voit un regain d'intérêt pour l'étude des mythes et légendes, avec la compilation de nombreux florilèges et d'encyclopédies qui nous ont ainsi conservé maintes légendes orales aujourd'hui disparues. C'est par exemple de cette époque aussi que datent nombre d'études sur Ys. Les thèses anthropologiques du diffusionisme ( pour lesquelles les idées sont inventées une seule fois avant de se diffuser de manière concentrique autour du point d'invention, se transmettant ainsi de cultures en cultures ) sont encore à l'honneur à l'époque et l'on considère que la plupart des civilisations n'ont pas inventé de nouvelles choses mais se sont contentées de les adopter après les avoir vu à l'oeuvre chez leurs voisins.

Le mystère des cultures méso-américaines fut important pour le développement de l'Atlantologie durant cette période : les textes précolombiens n'étaient pas encore traduits malgré les prétentions de certains et beaucoup d'hypothèses furent échafaudées sur des idées comme celle selon laquelle le Maya était issus du grec ancien...

A côté de ces fantaisistes d'autres se fondèrent sur des arguments plus sérieux et je ne vais évoquer ici que quelques exemples fondés sur l'archéologie.

Il existe une série d'hypothèses qui essayent d'expliquer l'existence du mythe de l'Atlantide ( et du Déluge biblique ) par la mise en rapport avec des découvertes archéologiques incontestables qui ne seraient pas le site de l'Atlantide, imaginaire, mais le lieu de naissance de la tradition orale qui aurait conduit à la rédaction du mythe. L'un de ces lieux est l'île de Thera/Santorin. Détruite en grande partie par une éruption volcanique au XVIIème siècle avant notre ère elle a livré les vestiges d'une véritable Pompéi de l'âge du bronze. Culture brillante liée aux Minoens ( Crétois antiques ) qui souffrirent énormément des conséquences de l'éruption du volcan ( notamment en raison de nuages de cendres et de tsunamis ) elle est l'un des sites ayant pu donner naissance au mythe de l'Atlantide comme le propose notamment Rodney Castleden dans son ouvrage de 1994 « Atlantis Destroyed » et comme l'avaient fait avant lui des auteurs comme le Commandant Cousteau.

Une autre thèse est celle de la côte sud de la mer Noire. En effet il est prouvé depuis les recherches de W. Ryan et W. Pitman du Lamont Doherty Earth Observatory de New York en 1999 et de G. Lericolais de l'IFREMER qu'une montée des eaux de la Méditerranée s'est produite il y a près de 7500 ans, entraînant la submersion d'une vaste région habitée du nord de la Turquie actuelle, ce qui a sans doute pu donner naissance au mythe du déluge ( c'est notamment la région du mont Ararat, mont sur lequel s'échoue l'arche de Noé selon l'Ancien Testament ).

J. Collina-Girard, géologue de l'Université de Provence, a une autre thèse fondée sur des relevés sonars menés à l'entrée du détroit de Gibraltar qui permettent de penser qu'une série d'îles sortait de l'eau à cet endroit jusqu'à de profonds bouleversements géologiques vers 9000 av. J.C. Cependant plusieurs auteurs ont relevé que l'emplacement des colonnes d'Hercule semblait avoir varié selon les époques et qu'il n'était absolument pas possible de certifier que Platon pensait bien au détroit de Gibraltar quand il les mentionne dans ses ouvrages.

Finalement on peut se poser la question de savoir si il n'y a pas non une mais bien plusieurs Atlantide au fond des océans et le principal mérite de la cité pour les scientifiques serait alors de les pousser à les rechercher, conduits par une chimère utile.

C'est ici que s'achève ce deuxième ( mais certainement pas dernier ! ) article sur cette thématique, j'espère qu'il vous aura plu !
Ce qui dans ma production n'est pas sur l'encrier vous le découvrirez sur www.bryaxis.be

Bryaxis# Posté le 19/03/2009 à 13h24 - Citer
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Voilà une seconde partie de cette étude sur l'Atlantide comme sujet d'inspiration, je sais qu'il n'a pas d'images et peut sembler austère, mais cette fois-ci il y a des extraits d'auteurs :)

N'hésitez pas à commenter pour que je puisse éventuellement adapter le format et/ou le style !
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Kventino# Posté le 19/03/2009 à 15h04 - Citer
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Très bon article, comme d'habitude. Pour les images, il ne faut pas chercher à en mettre pour en mettre, donc je trouve ça très bien comme ça. Sinon, effectivement, le mythe du déluge est un thème récurrent dans les mythologies, et il est probable qu'il y ait eu de nombreux bouleversement naturels. Mais il est intéressant de voir comment ce mythe a été perçu et réutilisé au cours des siècles.
"Was wollt ihr in Oranienburg ? (...) Wie soll es sein ? Es ist so, wie es sich vorstellt, aber es ist nur so, weil man es sich so vorstellt. Ich war (...) in Auschwitz, und es gibt nicht zu sehen, aber auch gar nichts. (...) Es ist alles nur im Kopf"
Bryaxis# Posté le 21/03/2009 à 01h43 - Citer
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Côté illustrations je me dis que j'aurais pu rechercher la célèbre gravure qui ornait l'édition originale du passage de Jules Vernes et voir si rien n'avait été produit pour le passage de Lovecraft... Mais tant pis.

Concernant le mythe du déluge oui il est bien présent, je pourrais presque en faire le sujet d'un article tant il a inspiré. Le mythe du déluge, notamment la version du mythe reprise par les chrétiens, est cependant porteur d'autres valeurs et d'un tout autre sens ( plus proche de la notion de pêchés, même si l'on peut considérer que c'est là le sens premier du récit de Platon ).

Le déluge que l'on trouve chez Ovide par exemple porte des valeurs similaires à celles développées dans la version chrétienne ( mais placé ici dans le contexte classique des 4 âges de l'homme ).

Mais je pense, au vu de l'évolution spécifique du récit de l'Atlantide, que son étude doit être dissociée de l'étude du Déluge.

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Shad Elbereth# Posté le 22/03/2009 à 16h17 - Citer
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J'aime beaucoup cette série d'articles sur l'Atlantide, vraiment très intéressante ! J'aime bien la manière dont tu lies les enjeux d'une époque à l'intérêt porté au mythe, même si ce point doit être bien plus développé dans l'ouvrage que tu cites régulièrement... Faudrait que je mette la main dessus un de ces jours, il a l'air très intéressant :)

Par contre, j'ai remarqué une coquille mais je ne sais plus où... Tu as écrit "apprit" alors que tu utilisais ce verbe en tant que participe passé. Pas bien grave, mais c'est pour signaler
Le où de tous ces flous
Le fou de chaque nous
Le joug dont on se fout
Le tout à qui l'on se voue ?
(Skarbone 14, Les causes de la vie.)
Bryaxis# Posté le 22/03/2009 à 17h43 - Citer
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oups merci de me signaler la coquille ! je vais la rechercher...

Concernant l'ouvrage de Foucrier oui il est très intéressant, très riche également, dommage qu'il s'arrête assez tôt ( avant la seconde guerre mondiale si ma mémoire est bonne ), ceci étant j'ai du aller voir hors du livre même pour les périodes antérieures. Ainsi je ne suis pas certain ( car la lecture remonte à 2006 ou 2007, je ne sais plus au juste ) que Foucrier mentionne l'Atlantide de Lovecraft. J'essaye en tout cas de toujours montrer comme le mythe inspire les auteurs mais comment cette inspiration est aussi liée à l'époque dans laquelle vivent ces auteurs. C'est aussi ce que je vais essayer de faire pour les futurs articles de cette série ( enfin il m'en reste un ou deux encore pour l'Atlantide, donc j'ai du temps devant moi ! ). Je pense néanmoins que ce sera plus facile pour mes prochains articles dans la série "genres", consacrés à l'Antiquité, à l'Uchronie, au Space Opera et à la S-F ( pas forcément dans cet ordre là d'ailleurs ).

J'essaye en tout cas d'offrir aux lecteurs de l'Encrier un regard différent sur la littérature, pour qu'ils voient l'oeuvre dans son contexte et plus pour ses caractéristiques internes ( même si ces dernières sont aussi intéressantes ) mais aussi pour qu'ils découvrent des genres dont ils n'ont pas l'habitude.

Bien entendu en raison notamment du temps dont je dispose j'essaye aussi de toujours me baser sur un ouvrage de référence qui me donne un cadre structurant et m'évite d'avoir à faire certaines recherches, comme ici le Foucrier, mais je tiens aussi à essayer d'apporter un maximum d'éléments personnels issus de mes lectures, afin aussi de pouvoir apporter une véritable plus value aux membres du site.
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Blue Peacock# Posté le 20/04/2009 à 10h46 - Citer
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Bryaxis a dit :En tant que journaliste de l'Encrier je souhaites vous présenter

Y'a une bête coquille là, aussi...
Il était une fois, dans un royaume fort fort lointain une signature vide, qui ne demandait qu'à se remplir. Or il arriva que son maître, dans un élan de grande bonté et de flemme de bosser pour de vrai, décida de la remplir. Et voilà!
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