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| Laurent Jerry | # Posté le 23/04/2009 à 16h33 - Citer |
Statut : administrateur ![]()
| Nausicaä et Dune Il peut sembler étrange de commencer ce café littéraire avec deux œuvres qu’il faut bien qualifier de science-fiction, dont une est de surcroît publiée en manga, genre particulièrement décrié de longues années durant. Certes, la différence apparente entre les deux œuvres est assez grande :
Mais les points de comparaison sont légion. À tel point que de multiples textes ont déjà relevé les similitudes et fait des rapprochements entre ces deux œuvres. Pourtant, parmi celles que j’ai pu trouver sur Internet, il n’en est aucune qui satisfasse pleinement ma curiosité, ni parmi celles qu'on peut trouver sur les sites spécialisés dans l’étude de l’œuvre de Hayao Miyazaki (comme ici par exemple), ni dans les analyses effectuées par les commentaires des sites commerciaux (comme ici), ni même dans ce texte (en anglais) souvent cité et faisant donc référence dans le domaine, qui a le mérite de faire un premier déblayage mais qui en reste beaucoup aux apparences. En l'espèce, je voudrais partir de ces apparences pour montrer quelles ressemblances existent à un niveau de lecture plus profond (voir fin de cette introduction). La première tâche est, pour qui s'attaque à des œuvres aussi polymorphes (manga, dessin animé, roman, film et téléfilms, jeux de rôles...), de définir le champ d'action.
Cette étude est une version remaniée (pour la mise en forme dans l'Encrier et l'intégration dans ce café littéraire) et légèrement développée d'un article publié jeudi dernier (15 avril 2009) sur le forum du site buta-connection.net, consacré aux studios Ghibli. Je publie ce texte ici avec leur très aimable autorisation, et tiens à les en remercier. Les similitudes entre Nausicaä et Dune sont souvent flagrantes, parfois obscures, en ce qui concerne le contexte (historique, géographique, biologique et géopolitique), mais ce contexte n'est qu'une façade permettant d'introduire, dans l'un et l'autre cas, une figure centrale sur laquelle on s'attardera. Deux environnements jumeaux Le contexte “historique” Le contexte “historique” de projection dans le lointain futur de notre propre civilisation est similaire. La projection de Frank Herbert est immensément plus lointaine, certes. Mais pas forcément plus irréaliste. Certes, quoiqu'il y ait une évocation dans Nausicaä de l'exploration interstellaire (le vaisseau géant de Sem), les voies suivies par les deux civilisations sont radicalement différentes et divergentes. Pourtant, on retrouve des thématiques semblables. Dans la genèse de la formation des deux univers. Notamment une analogie possible entre les titans du Jihad Butlérien et les Dieux-Guerriers. Voire (mais j'en reparlerai plus loin) une analogie entre le Maître du Cimetière de Shuwa et le suresprit Omnius. Cela dit, c'est un antécédent tellement lointain à chacune des deux civilisations qu'il n'est intéressant qu'à titre anecdotique. À une exception près : la catastrophe générée par les Titans et Omnius, d'une part et par les dieux-guerriers, d'autre part, a marqué des interdits dans les subconscients : interdits des atomiques et des machines pensantes dans l'Empire des Padishahs, interdiction de réveiller le Dieu-Guerrier chez les mineurs de Pejite. Ce qui m'intéresse, c'est de voir dans les deux cas un monde en crise profonde, même si la crise est plus marquée dans l'œuvre miyazakienne. Un monde où, de fait, toutes les forces en présence sont “en exil” même chez elles. Le contexte “géographique” Le Fukaï comme l'épouvantable désert d'Arrakis sont des lieux d'une fertilité extraordinaire sous des dehors repoussants et des dangers mortels. L'un comme l'autre sont considérés comme des lieux sacrés voulus par une divinité plus ou moins vengeresse. Frank Herbert place dans la bouche des Fremen l'adage “God created the desert to train the faithful”, (« Dieu a créé le désert pour éprouver le fidèle ») quand Miyazaki fait dire aux Maître-vers : « Les hommes ont souillé cette planète et les dieux les ont punis [en donnant naissance à la mer de la décomposition]. » La Mer de la Décomposition est le lieu de re-création de la vie, et le Grand Bled le lieu de la synthèse de l'Épice qui donne ses pouvoirs extraordinaires à l'Homme. Tous deux sont susceptibles d'influencer l'écosystème entier de la planète (par les tempêtes Coriolis) ou du moins du continent (par les grands raz-de-marées Daikaisho) et ne peuvent être compris que par des personnes ayant une vision globale de cet écosystème (Nausicaä, Liet-Kynes). Les hommes “normaux” (Peuple de la vallée du vent, Tolmèques, Atréides, ou même Harkonnen) sont à la fois repoussés et fascinés par ces espaces dangereux, quand des peuples souvent très mal connus (Maîtres-vers, peuple de la forêt, Fremen) et très déconsidérés la parcourent avec aisance et en tirent leurs richesses. Des créatures fantastiques Elles constituent le centre de l'œuvre. Il s'agit évidemment du parallèle, facile à faire et qui frappe immédiatement le lecteur averti, entre les Ohmus et Shaï-Hulud, le Ver des Sables. Les deux espèces sont considérées comme des divinités tutélaires de leur milieu biologique. Elles sont semblablement foncièrement hostiles à l'Homme, sauf à certains humains très particuliers (Nausicaä, Paul et bien sûr Leto). Leur aspect, dans un cas comme dans l'autre, est globalement celui d'une créature repoussante mais inoffensive de la faune existant aujourd'hui, et agrandie à des proportions colossales dans le récit. Leur corps est semblablement utilisé pour constituer le trésor matériel le plus précieux des tribus environnantes (les carapaces et les yeux d'Ohmus comme outils et comme équipement militaire, les dents des Vers comme krys et bien sûr l'Épice comme nourriture et comme “drogue mystique”). Enfin, ils sont dans l'un et l'autre cas la clef de voûte de l'écosystème planétaire : les Ohmus, en défendant la forêt et en l'étendant lors des tsunami Daikaisho, constituent le fer de lance de la régénération des sols pollués. Les Vers, avec leurs minuscules cousines truites des sables, contribuent à maintenir le désert (en contenant l'eau), à créer et à entretenir le cycle de l'Épice et à en décourager l'exploitation. Des factions rivales en lutte Frank Herbert comme Hayao Miyazaki nous présentent tous deux un jeu politique complexe mettant en scène des pouvoirs aux alliances changeantes. Dans le manga, il s'agit d'une guerre déclarée, alors que la plupart des scènes de Dune sont des scènes de guerre larvée et de luttes d'influence ; mais les Tolmèques et les Dorks ne sont ni monolithiques ni les seules puissances humaines entrant dans ces rapports de force :
L'arrivée d'un “Messie” C'est le point essentiel des deux œuvres. Le terme lui-même prête beaucoup à confusion, parce qu'il met en jeu des données religieuses qui sont très susceptibles d'interprétations erronées. Rappelons rapidement que le “Messie” est un concept uniquement judaïque - et, par ricochet, chrétien. La pensée judéo-chrétienne est censément (on y reviendra) absente de Nausicaä, par contre elle est omniprésente en toile de fond de l'œuvre d'Herbert. Surtout dans les deux derniers tomes.
Les racines Dans les deux cas, Messie ou pas, l'être désigné a besoin de l'aide de ceux qui vivent au quotidien dans le milieu “anthropofuge” : les Fremen et le Peuple de la Forêt. (On peut à ce propos remarquer la similarité d'apparence entre le distille et le costume protecteur des forestiers). Dans un cas comme l'autre, ce sont en partie ces derniers qui révèlent leur “essance” 1 messianique à l'Être attendu, même si le cœur de la mission de ce dernier vient d'une découverte intérieure. Par ailleurs, le lien d'une part entre Nausicaä et les Ohmus, d'autre part entre les Atréides et les Vers, est fondamental et essentiel à l'acceptation, par les différentes parties en présence, du rôle du héros. Le lien qui existe est d'une force à toute épreuve puisqu'il va jusqu'à la fusion. Si Paul la refuse après l'avoir entrevue dans la transe, Nausicaä l'accepte en voulant mourir avec les Ohmus à l'endroit où fusionnent les quatre fongus (fin du tome 5)... et en étant finalement avalée par l'un d'entre eux. Quant à Leto, non seulement il l'accepte mais il le provoque en choisissant sa condition de Ver. Dans tous les cas, cette expérience mystique de fusion 2 permet sans nul doute possible de poser le héros comme Messie : Nausicaä qui a « vu le cœur des Ohmus » et qui est enveloppée de sérum est reconnue comme déesse par les Maîtres-Vers, Paul qui a « vu l'endroit qu'aucune Révérende-Mère ne peut voir » acquiert le statut de Kwisatz Haderach, Leto qui a dépassé le danger de devenir Abomination et qui a accepté la fusion avec le Ver peut ouvrir son Sentier d'Or. Une mission à l'échelle de l'humanité tout entière Chez Nausicaä comme les deux Atréides, la mission, quelle que soit le tour partial qu'elle ait au début (la défense de la Vallée du Vent, la vengeance envers les Harkonnen), devient très rapidement universelle, impliquant la nature ontologique de l'Homme. Cet engagement va d'ailleurs au-delà de l'humanité, concernant toute la Nature. La tentation du Surhomme Elle est indissociable des deux œuvres, ce qui en fait deux voies d'exploration et de critique de notre société fondamentalement tentée par un nietzschéisme mal compris :
La mission universelle Elle est quasiment la même dans les deux cas : promouvoir l'être humain en gagnant son humanité, et l'empêcher de tomber dans une corruption de son être même. Les trois héros (et leurs auteurs) pressentent très fortement cette tentation de l'absolu, pressentie par Wagner, D'Annunzio et surtout Nietzsche, et qui, pervertie, a conduit aux monstruosités du XX° siècle que dénoncent Miyazaki et Herbert.
Deux “messianismes” opposés On en arrive à une opposition frontale entre deux visions radicalement différentes de la mission dont le héros est investi.
Des fins cohérentes avec la vision du monde qu'ont les “Messies”. Les destins opposés de Nausicaä par rapport aux trois autres “Messies” évoqués est donc naturel : Paul et Leto attendaient leur propre mort comme libération du reste de l'humanité, quant à Shuwa, il ne pouvait que disparaître dans un monde non “encore” purifié, puisque sa finalité est la pureté (illusoire) du Monde et de l'Humain. Alors que Nausicaä ne pouvait qu'accepter, et même accepter avec joie, de vivre avec ces hommes imparfaits (comme elle), puisque la vie qu'elle recherche est celle qui existe déjà 7. Conclusion Ces œuvres, dans des visions toutes deux prodigieuses et apocalyptiques (= “révélées”), bien qu'immensément différentes, se rejoignent donc mystérieusement, et sans doute de manière non prévue au départ. Dans une réflexion convergente, extrêmement cohérente et d'une ampleur inégalée, sur la condition humaine face à la Tentation du Surhomme. Je ne peux conclure cette réflexion sans m'interroger profondément sur l'adhésion d'Hayao Miyazaki comme de Frank Herbert à leur propre vision du Messie, en relation avec l'origine de ce terme dans la Bible. Les influences religieuses sont primordiales dans les deux œuvres : le shintô chez Miyazaki (« Notre Dieu est présent dans chaque feuille.... »), l'Islam chez Herbert (Le Jihad, le rôle du désert comme purification, le rapport à l'Image et au Nom), le judaïsme toujours chez Herbert (en particulier dans la place de la mémoire collective)... mais ce concept de Messie n'est ni musulman, ni bouddhique, ni a fortiori shintoïste. Qui ne peut être que d'inspiration judaïque ou chrétienne. Quant au grand débat auquel on a vu que les deux ouvrages se ramènent, il est introduit sous d'autres termes depuis longtemps. Il oppose une vision de la vie dans laquelle l'Homme tend vers un idéal théorique à une conception dans laquelle cette vie accepte l'imperfection inhérente à l'humanité. Ou une vision dans laquelle la “règle” (le commandement) tend à améliorer l'Homme pour le rapprocher d'un idéal (ou d'une divinité)... à une conception dans laquelle l'être humain accepte sa finitude et son “inachèvement”, mais où cette acceptation lui permet de transcender cet échec apparent. C'est l'opposition entre le règne de la lettre et celui de l'esprit (La lettre tue, l'esprit vivifie). Ou entre celui de la loi et celui de la foi. Laurent Jerry Notes
EDIT : lien vers les fiches de lecture des livres concernés (existantes ou non) : Dune 1 : mise à jour le 15 février 2009. Dune 2 : mise à jour le 15 février 2009. Le messie de Dune : mise à jour le 07 mai 2009. Les enfants de Dune : pas encore mise à jour. L'empereur-Dieu de Dune : pas encore mise à jour. Les hérétiques de Dune : pas encore mise à jour. La maison des mères : pas encore mise à jour. Nausicaä : pas encore de fiche de lecture. Modifié le 07/05/2009 à 16h58 par Laurent Jerry ![]() A świstak siedzi i zawija je w te sreberka Faculté d'Insignifiance Comparée - Chaire d'Urbanisme Callikinitopolistique. |
| Bryaxis | # Posté le 23/04/2009 à 20h21 - Citer |
Statut : modérateur ![]() | Voilà un très bel article, très riche, très fouillé, qui se base sur un grand nombre de références qui ouvrent de nombreuses perspectives. Une relecture approfondie sera bien entendu nécessaire pour que je puisse apporter un commentaire aussi riche que demandé par une telle analyse. Quelques éléments me viennent cependant à l'esprit qui viennent, peut-être, tempérer un peu ton analyse en marquant plus les différences, les oppositions entre ce que je devine de Nausicaa, que je n'ai pas lu, et ce que je sais de Dune, qui figure au panthéon de mes lectures favorites. Le temps me manquant un peu, je formulerais mes remarques sous forme de questions qui t'indiqueront ma ligne de pensée. - La religion : le coeur de Dune est peuplé par la religion. La religion est omniprésente, dans sa forme politique comme dans sa forme irrationnelle. Elle est, dans Dune, syncrétique : la plupart des religions évoquées sont le mélange de religions de notre époque. Plus que encore que l'écologie, thème souvent cité, elle me semble être un des principaux thèmes du récit : qu'en est-il dans Nausicaa ? A te lire le sujet semble peu abordé... - La technologie : Herbert est un auteur de S-F qui me semble un peu technophobe même si pas autant que Lovecraft... Mais, on le voit dans le cycle de Dune, la technologie est source de peurs et d'interdits nombreux. Quel est le rapport à la technologie dans Nausicaa ? - Mysticisme et onirisme : Dune évoque les dangers du mysticisme religieux et parle souvent du rêve, rêve prophétique permettant de forger le futur ( tant dans le cas de Paul que dans celui des navigateurs de la Guilde ) ou rêve né de la consommation d'épice et faisant voyager le rêveur dans le temps. Cet aspect est-il repris ici ? - L'environnement : hostile dans les deux cas, il ne l'est pas pour les mêmes raisons : dans un cas c'est une nature instrumentalisée, dans l'autre c'est un monde hostile par nature qui est domestiqué. Dans l'un l'homme agit pour aider la nature, dans l'autre ce sont des animaux qui transforment l'environnement en le rendant hostile pour les hommes. Les messages sont-ils les mêmes ? Ces quatre questions sont un début, mais je dois quitter mon pc. Je reviendrais donc à la charge |
| Laurent Jerry | # Posté le 24/04/2009 à 00h40 - Citer |
Statut : administrateur ![]()
| Alors, tout d'abord, Bryaxis, merci de m'avoir lu jusqu'au bout et d'avoir pris le temps de commenter. Voire de m'éclairer sur certains points encore peu clairs. Je vais essayer de te répondre méthodiquement, dans la mesure de ce que j'entrevois avec ce peu de recul (et à cette heure-ci) : La religion.
Je précise un tout petit peu ma pensée encore en ce qui concerne les dernières lignes de mon exposé (« l'opposition entre le règne de la lettre et celui de l'esprit [...]. Ou entre celui de la loi et celui de la foi ») : ce sont des citations (très approximatives) de la Lettre de Paul aux Romains, texte fondateur, entre autres, pour Luther et Calvin, quand ils s'élevèrent contre les dérives antichrétiennes de l'Église romaine au XVIème siècle : opposition entre les “œuvres” et la “grâce” (entre la “loi” et la “foi”) : en gros, on pourrait simplifier cette partie du débat en disant que Nausicaä incarne une certaine forme de protestantisme face à une forme considérablement dégradée et empirée de jansénisme (EDIT : ou plus encore d'une — hypothétique — dérive de type cathare, à la fois particulièrement abjecte et dominatrice, ce qui ne s'est jamais vu historiquement dans le christianisme) (qui plus est imposée par un non-humain). C'est certes une interprétation très discutable, compte tenu du contexte culturel de l'auteur, mais pas aberrante. La technologie La technologie est un autre signe de confluences entre les deux auteurs. J'en ai brièvement parlé dans le paragraphe sur les interdits majeurs : ils concernent dans les deux cas un interdit technologique. La sentence est plus forte et plus précise (« Thou shall not ») chez Herbert parce que les religions évoquées le sont plus également. Chez Miyazaki, l'interdit est plus diffus (seuls les ancien(ne)s le connaissent vraiment, voir à ce sujet le tome 2 concernant le tsunami Daikaishô), mais tout aussi ancré. Cela dit, l'interdit est un peu différent, reflétant aussi l'époque de l'écriture du premier opus de chacune des deux œuvres.
Mysticisme et onirisme Cet aspect est un de ceux qui individualisent fortement les deux œuvres : en effet, le rêve est quasiment absent de Nausicaä. Alors que la prescience de Paul et de Leto, qui se manifeste dans des visions, change radicalement leur action. Il y a toutefois des scènes difficiles à étiqueter chez Nausicaä : sont-ce réellement des songes ? On pense à ses rencontres avec le Néant, et surtout à son immense voyage intérieur dans “sa” forêt (tout le milieu du tome 6), avec ces paroles contradictoires de Selm : « Tout est réel et vivant ici » / « Ta forêt est vaste, c'est la première fois que je fais un voyage aussi riche ». À mon avis, on ne peut classer ce passage dans le “rêve”, amis plutôt dans une certaine forme de “vision”, celle-ci permettant de voir au loin, mais uniquement dans la distance, pas dans le temps. C'est une des questions qui reste à mon sens en suspens... L'environnement J'y ai partiellement répondu dans les sujets précédents, mais revenons-y de manière plus complète.
Bien entendu, le message n'est donc pas le même. La “gravité” de la situation diffère aussi quelque peu. Dans Nausicaä, il s'agit d'une question de vie ou de mort immédiate : l'urgence des luttes humaines ainsi que la présence du fongus mutant ne laisse pas réellement le temps de réfléchir à la destinée humaine, quand la paix forcée du Sentier d'Or de Leto lui laisse trois mille ans pour y penser tout en fouillant dans les millions de siècles de ses vies-mémoires. Mais il est peu probable - à mon avis - que Nausicaä eût agi autrement en ayant eu plus de temps... J'espère avoir répondu plus ou moins à tes questions. Mais, comme c'est un lieu de débat, on peut y revenir, bien entendu, et reprendre ces ébauches de remarques - ou d'autres. Merci encore ! Modifié le 01/04/2010 à 15h58 par Laurent Jerry ![]() A świstak siedzi i zawija je w te sreberka Faculté d'Insignifiance Comparée - Chaire d'Urbanisme Callikinitopolistique. |
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