« LA FOI LA SCIENCE ET LA RAISON » par flyaway

LA FOI LA SCIENCE ET LA RAISON

Chapitre 1 : Chapitre 1

 

 

La foi, la science et la raison.

 

 

 

Trois leviers puissants guident l’homme vers sa destinée finale : son néant.

Trois moteurs qui ont chacun besoin de carburant idéologique et qui tournent à toute puissance en ces jours où l’humanité sans autre choix possible se nourrit de leurres, de légendes, et d’espoirs. Ces trois leviers nous font miroiter des lendemains enchantés. La condition est que l’on suive avec déférence et confiance leurs enseignements avérés.

 

Le néant pour l’homme est une idée terrible. Il faut soit en retarder l’issue, soit la nier, soit l’analyser de façon à la rendre humaine, et à considérer cette issue comme une amie, une alliée. Quoi de plus terrible dans l’idée, que l’humanité disparaisse sans lutter, car bien sûr elle disparaîtra un jour.

L’homme a donc prévu des artefacts qui ont pour fonction de ne pas le laisser imaginer qu’il s’épanouira dans un environnement de génération spontanée avec le temps cosmique comme seule horloge en état de marche.

L’homme est soumis à ses peurs, mais aussi à la récurrence de son esprit et de son instinct de survie. Il est donc soumis à deux forces antonymes qui le contrôlent et court-circuitent sa raison.

Les trois leviers puissants semblent l’orienter vers trois destinations finales :

 

La foi, la science et la raison.

 

La foi pour commencer : la foi peut signifier une très forte confiance.

Cette confiance se projette sur qui, sur quoi ?

La foi s'intéresse aux questions existentielles concernant le sens de la vie, la présence de l'au-delà, l'existence de Dieu, la relation des hommes avec lui, et s'oriente donc vers le « pourquoi » de l'existence. Mais elle donne l’illusion d’un sauvetage universel.

 

La notion du pourquoi est une notion un peu limitée et ne suffit pas à l’homme instruit.

L’observation du monde l’amène à se poser d’autres question dont une essentielle qui est le « comment » de l’existence.

La science décrit les phénomènes physiques, les mécanismes cosmiques, les principes auxquels nous sommes soumis, en un mot le « comment » de l'existence. La science met la vie en équations. Certains diront que la science tente de pénétrer dans les desseins de dieu. Mais la puissance des calculs s’opposera toujours à certaines limites. Alors que les desseins de dieu sont impénétrables.

 

Une catégorie d’individus a décrété que la foi et la science étaient antinomiques. Ces esprits étaient en leur temps révolutionnaires. Ces esprits contestataires sont apparus dans les deux courants indistinctement. Une autre catégorie d’individus en a décidé du contraire, c'est-à-dire que dans les fondations de l’humanité, une part de foi et de science pouvaient préexister simultanément sans créer de désordre.

L'astrophysicien Hubert Reeves souligne que même si « on a longtemps pensé que la science allait chasser la fonction religieuse, c'était une erreur. » À ce sujet, deux conceptions s'opposent : Science et religion n'abordent pas les mêmes questions. D’où ce réflexe d’antinomie de la science et de la foi pour certains.

Une troisième orientation forte elle aussi, au moins autant que les deux premières donnera à l’homme la pensée philosophique, la rationalisation et la raison. Un raisonnement ordonné et dénué de passion et de mysticisme se mettra progressivement en place. La raison s’installera définitivement dans l’esprit et le comportement de l’homme. Le « pourquoi » et le « comment » pourront préexister dans une prescience que vont développer par la suite les philosophes.

Au début du moyen âge, un courant par la voix de Saint Augustin, enseignait que l'étude du monde apprenait à reconnaître et à respecter la grandeur de son Créateur. Augustin défendit ardemment cette idée. Pour lui, la science avait un rôle à jouer dans la religion chrétienne. Les grands philosophes antiques ferraillaient déjà sur la dualité et le conditionnement de la pensée humaine en oscillant entre foi et science, en faisant des amalgames alambiqués, en critiquant violemment les passions aveugles et l’enfermement des pensées. Les anciennes croyances volaient en éclat. La place de l’homme se positionnait progressivement au centre du monde.

Mais une raison intermédiaire existe-t-elle au milieu de ce vacarme ?

La question de l’origine de l’homme et son devenir restent à ce jour sans réponse, tellement la religion et même la science parlent chacun avec leurs mots : du mystère de la création, du mystère révélé, de l’univers, de dieu, de la trinité, de l’énergie de la matière, de la vie organisée etc…..

Le Darwinisme a posé une pierre angulaire sur le chemin de la vie dans tout ce foisonnement de pistes différentes : l’évolution des espèces. Il a placé clairement la science et le rationnel comme des marqueurs indispensables à la compréhension du « mystère de la vie ». Il a situé le monde loin de la mystique des religions. Mais cela, on le voit bien, n’est pas suffisant pour l’humanité qui s’enfermerait alors dans un dogme unique.

On a eu que de trop nombreux exemples dans le passé, par des guerres fratricides qui ont entachées par le sang et la haine toutes les affirmations des hommes qu’elles aient pu être émises dans un camp ou dans l’autre. Tous les dogmes, chacun à leur toute ont fait leur coup d’état.

L’inquisition, les excommunications, les procès retentissants, les hérétiques et les bûchers, les crimes de masse. Les conséquences considérables sur les relations entre la science et la foi ont accouchées des pires crimes que l’humanité ai connue. Le débat est toujours ouvert, plus apaisé aujourd’hui car des contingences ont vues le jour. Sans avoir fait consensus, on se parle parfois aujourd’hui du bout des lèvres sur des questions d’éthique.

Le débat semble en apparence apaisé, mais jusqu’à quand ?

C’est la principale question que je me pose à présent. C’est la question qui élude toutes les autres.