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> Chapitre 1 : « Chapitre 1 : La chute » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 22/07/2007 à 01h22 - Mise à jour : le 26/06/2008 à 18h22 - Commentaire(s) : 5 - Lecture(s) : 1082 - Chapitre(s) : 4 - Mots : 7610 - Complet : non - AMR : 12 - Favorite de : 1 - Abonnés à l'histoire : 3 | Publié : le 22/07/2007 à 01h22 - Modifié : le 17/07/2008 à 23h01 - Commentaire(s) : 2 - Lecture(s) : 722 - Mots : 1889 |
Mémoires d'un vampire
Résumé : Voici mon tout premier texte. Je fais cela sans prétention, ce qui n'empêche que j'espère le mener à terme. Ce ne sera pas une tâche aisée, car les idées fleurissent dans ma tête. Mais au final, le plus important est que vous preniez du plaisir à lire ce texte. Bonne lecture . |
Chapitre 1 : La chute
Lundi 15 Janvier 2006
« Il ne lui reste plus qu'un mois. »
Cela ne me faisait, à vrai dire, pas grand chose, car je m'y attendais à la vue de son état. Et je n'aurais pas pu me sentir plus mal que je ne l'étais déjà.
Nous avons appris, il y a de cela un an et demi, que nous étions touchés par le virus, et par la même occasion, qu’il était beaucoup plus développé chez elle. Un lourd processus de guérison avait été créé, mais il était trop tard pour qu’il lui soit appliqué. Cela fait 3 mois qu’elle n’a plus l’usage de ses jambes, et aujourd'hui, elle est dans un état plus déplorable que jamais. Dans un mois environ, elle sera morte.
Elle a déjà faite deux tentatives de suicide. La première fut ratée avec une grande chance et pour la deuxième, selon elle, elle avait été « incapable de le faire convenablement ». Et maintenant, il n'y avait plus aucune chance qu'elle arrive à se suicider, elle ne savait même plus manger seule.
J'avais alors décidé de lui rendre visite, même si je savais que cela me ferait plus de mal que de bien. J'espérais que cela l'aidait un tant soit peu que je vienne la voir tous les jours. C'était malheureusement difficile à savoir, son visage étant devenu impassible et glacial quoi qu'il arrive.
J’entrai, je la vis les yeux ouverts regardant le mur, elle ne me remarqua même pas. Je me mis alors devant elle pour qu'elle sache que j’étais là et elle se mit à me fixer. Il n’y a rien de plus dur que de se retrouver face à son inexpressivité et de ne pas savoir ce qu'elle pense, notamment parce qu'elle ne parle presque plus, pour ne pas dire plus du tout.
Je vis alors qu'un peu de salive coulait le long de son menton, ce que j’essuyai avec un mouchoir.
Elle sembla ne même pas s'en rendre compte.
Je m'assis et pris sa main.
Depuis quelques jours, j'ai une peur un peu bête, celle de lui faire mal en prenant ses mains, mais il faudrait voir celles-ci qui semblent totalement dépourvues de chair, pour me comprendre.
Je ne suis resté que deux heures avec elle aujourd’hui, ce qui paraît peu par rapport à ses toutes premières semaines à l’hôpital. Cependant, elle avait, à cette époque, et j'insiste bien sur « époque » car cela me paraît une éternité dorénavant, la force de me parler et pouvait encore montrer ses sentiments. Nous parlions alors de notre passé commun, nous riions, nous pleurions et nous nous aimions. Oui, nous nous aimions, car le sentiment qui nous lie encore a beau être fort, cela ne ressemble pas à de l'amour, ou du moins, si c'est une forme d'amour, cette forme est très loin de celle qui nous pousse à embrasser une personne. Nos longs moments à nous regarder n'étaient plus dus à la passion qui nous animait autrefois, mais à la pitié et la honte.
Je viens de prendre un somnifère pour la première fois de ma vie ce soir, car, comme je l'avais décidé il y a deux semaines, je reprends le travail demain. Je sais qu'un sommeil naturel est impossible, et qu'un mauvais sommeil sera meilleur qu'une nuit blanche. Sur ce, je vais me coucher car je sens les effets du somnifère qui agissent.
Mardi 16 Janvier 2006Mon réveil, aujourd’hui, fut difficile. Ma bouche était pâteuse, mes membres me semblaient tout engourdis et j'étais encore fatigué malgré mes huit heures et trente minutes de sommeil.
Comme je m'en doutais, une fois arrivé au commissariat, tous les regards se tournèrent vers moi et de nombreuses personnes m'adressèrent quelques mots pour tenter de me remonter le moral. Mais bien sûr, en vain.
Je me rendis, après tout cela, au bureau du commissaire, afin que celui-ci me donne mon boulot.
Dès qu'il me vit, il se leva pour me serrer la main, avec un air attristé, puis me dit :
« - J'ai décidé de vous donner une mission de routine pour commencer, et je pense qu'il sera mieux pour tout le monde que vous continuiez sur cette voie un bon moment. A ce propos, avez-vous commencé votre traitement ?
- Non, lui dis-je en fronçant légèrement les sourcils, je n'aimais pas en discuter. Je commence celui-ci la semaine prochaine.
- D'accord, je pense qu'il est préférable de ne pas vous brusquer et de ne pas vous donner des tâches difficiles jusqu'à ce que celui-ci s’arrête. Celui-ci dure un mois, c'est cela ?
- Oui, lui répondis-je, mais là n'est pas le sujet. Quel boulot avez-vous pour moi ?
- Une petite mission de terrain, me dit-il, il vous suffira d'interroger quelques voisins de la maison 36 rue Demay. C'est pour une fugue, la fugue d'une fille de 15 ans et demi, Lara, qui a les cheveux longs et blonds, de peau blanche, yeux verts, qui mesure dans les 1m60 et pèse dans les 43kgs . Allez demander à la secrétaire de vous donner le portrait-robot puis vous irez chercher Serge dans son bureau. Il vous accompagnera. »
Après un bref au revoir je partis chercher le portrait, puis Serge, et nous partîmes au lieu indiqué.
Nous n'apprîmes pas grand chose. C'était une fille que les voisins connaissaient bien, assez sympathique mis à part la musique qu'elle mettait trop fort selon une de ses voisines. Personne n’avait rien remarqué de spécial le jour de sa disparition.
Je fus rentré au commissariat pour 18h30 et fit mon rapport complet, ce qui ne fut pas difficile, étant donné le peu de choses que nous avions appris.
Vers 19h15, j'étais rentré à la maison.
Au bout de 5 minutes, après avoir posé toutes mes affaires, je tombai pile face à une de mes photos avec ma femme.
Je n'avais plus pensé à elle de la journée. Il était trop tard pour que j'aille lui rendre visite, et cela me prit un haut-le-cœur en l'imaginant désespérée, en m’attendant. Mais avait-elle de toute façon une quelconque notion du temps dorénavant ?
Peu importe, je culpabilise tout de même de ne pas avoir pu aller la voir.
Il est déjà tard à l'heure où j'écris et je crois que je vais tenter d'avoir un sommeil naturel en lisant un tant soit peu. Cette reprise du travail m'a fatigué et je pense que je n'aurai pas trop de mal à m'endormir malgré mes tourments.
Dimanche 21 Janvier 2006
Voilà quatre jours que je n'ai pas écrit, mais j'ai aujourd'hui le temps de m'occuper de cette tâche qui me semble nécessaire pour ne pas déprimer totalement.
Ma reprise du travail s'est très bien déroulé, et les anciens liens que j'avais avec certaines personnes semblent renaître (cela faisait longtemps que je n'avais pas vu mes collègues suite à la maladie, m'ayant coupé de tout). Pour ce qui est de ma femme, Lucile, j'ai pu aller la voir deux fois depuis ma reprise. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que sa mort est toute proche.
Je l’ai d’ailleurs vu aujourd'hui, et je n'arrive toujours pas à me remettre de ce qu'il s'est passé.
Après que j'eus passé un quart d'heure à côté d'elle, elle pleura. Quand je vis cela, je ne pus m'empêcher de fondre en larmes. Cela faisait des jours et des jours que ça ne lui était pas arrivé. Cela raviva énormément de souvenirs à vrai dire.
Je suis resté quatre heures à ses côtés aujourd'hui car j'ai su que c'était la dernière fois que je verrais une once de vie en elle, et peut être même que je la revois vivante. Comme je l'ai déjà dit, elle est dans un très mauvais état et le docteur m'a d'ailleurs confié qu'elle tiendrait probablement moins longtemps que prévu. Je crois que je vais avoir besoin une nouvelle fois de somnifères pour m'endormir ce soir.
Lundi 22 Janvier 2006
Serais-je touché par la démence ? Je n'arrive pas à croire ce qu'il m'est arrivé aujourd'hui ...
Nous avions appris par quelqu'un qu'il avait surpris la fille, qui avait fugué, sortant d'un grand immeuble abandonné, durant la nuit.
Nous décidâmes alors aujourd'hui de partir à cet immeuble avec Serge.
Celui-ci semblait complètement miteux et sujet à un squat.
Quelle ne fut pas notre surprise quand nous retrouvâmes la fille en question dormant nue avec d'autres personnes dans des lits miteux. Nous sortîmes nos armes et mon collègue leur cria de se lever en gardant les mains en évidence.
Ils se réveillèrent en sursaut et nous regardèrent alors avec haine. Je tremblai alors de terreur en voyant leurs yeux. Ceux-ci étaient d'un bleu si pâle que l'on se serait cru face à des morts. L'un d'eux plongea vers mon collègue qui n'eut pas le temps de réagir, pour le mordre violement à l’épaule. Je lui tirai dessus mais celui-ci ne semblait que peu réagir à mes balles. La fille se dressa alors vers moi.
Il est très difficile de décrire ce que je ressentais alors à ce moment-là. Cela était un mélange de colère, de peur et de désir. Et quel désir ! Je me sentais absorbé par elle, par sa beauté, son corps nu et par ses splendides lèvres. Je lâchai mon arme et celle-ci vint alors me mordre avec une sensualité telle que j'en oubliais presque la douleur quand elle me planta ses dents dans mon cou.
Puis je ne pensai plus à rien, mis à part elle qui me suçait le sang. Je me sentis pris dans une spirale de douleur et plaisir à la fois, jusqu'à ce que je me sente brutalement retiré de son étreinte. Un homme, que dis-je, un vampire, qui était resté jusque là dans le lit, l'avait tiré vers l'arrière puis lui dit en ces termes exacts :
« - Ne le finis pas ! Nous avons besoin de lui ! Une personne de plus avec nous ne pourrait s'avérer que bénéfique.
- Et lui ? Demanda alors la fille en désignant Serge qui se faisait encore sucer le sang.
- Tu vois bien qu'il est trop tard, dit-il avec un ton cynique. Maintenant, fouille ses papiers, regarde quelle est son adresse et ramène le chez lui. Il reviendra de lui-même à nous. »
Je me laissai, vaseux tel que j'étais, fouiller sans rien dire. Elle prit alors mes papiers et fut alors prise d'une grande inquiétude quand elle vît mon insigne de police. Elle me regarda alors, et je continuai à l'observer, indifférent, sans bien réaliser ce qu'il se passait. Et pourtant je me souviens encore très bien maintenant de ces événements.
Elle le montra à l'homme sur le lit qui ne sembla pas montrer la moindre once d'inquiétude et lui glissa quelques mots à l’oreille. La fille s'approcha alors vers moi et leva la main, comme pour me donner une gifle.
Je suppose que c'est ce qu'elle a fait car je n'ai plus aucun souvenir de ce qu'il se passa ensuite.
Quand je me réveillai, il y a de cela une bonne heure, j'étais dans mon lit. Je regardai alors l'heure et je vis que nous étions le soir. Je mis du temps à réaliser que cela s'était vraiment passé.
A vrai dire, plus rien ne semblait contredire les faits quand je me regardais dans le miroir. Du moins je tentai, car je ne vis rien mis à part une pièce vide à travers celui-ci. Je pris alors ma brosse à dents et la secoua devant le miroir mais je ne vis que celle-ci flotter dans les airs. Je me touchai alors les canines avec la langue et constata que celles-ci étaient pointues, comme je m'y attendais malheureusement.
Je n'ai pas bougé de l'appartement depuis, et, plus j'avance dans l'écriture de ce qu'il s'est passé aujourd'hui, plus j'écarte la supposition de la folie.
Tout à coup, une idée me vient à l’esprit. Et si je pouvais sauver ma femme en la mordant ?
Cela semble plausible, même si j'ai peur qu'elle ne résiste pas à la morsure et meure avant même que je n'aie le temps de m'en rendre compte. Cependant, un mince espoir me semble possible et il vaut mieux essayer cela que de la laisser dans l'état végétatif dans lequel elle est.
Je me sens dorénavant en pleine forme et mon esprit est inondé par l'espoir, rien ne pourrait m’arrêter.© tous droits réservés. Le texte ne peut être reproduit sans le consentement de loic
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