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> Chapitre 1 : « Mort Marais » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 11/10/2007 à 09h18 - Mise à jour : le 18/06/2008 à 08h50 - Commentaire(s) : 7 - Lecture(s) : 917 - Chapitre(s) : 4 - Mots : 2175 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 1 | Publié : le 11/10/2007 à 09h18 - Modifié : le 12/10/2007 à 18h33 - Commentaire(s) : 5 - Lecture(s) : 686 - Mots : 644 |
Rêveur
| Résumé : Séries de courtes nouvelles basées sur des rêves notés après le réveil. |
Mort Marais
Une grande lumière. Du sable. Des pierres. Ce serrement poignant de la gorge.
Les rares vents soulèvent quelque peu la poussière sur le sol, jaunissant quelque peu la vue.
Devant moi se dresse un chemin qui descend en s'inclinant peu à peu vers la droite. De l'ancien boisé qui se trouvait là auparavant , il ne reste qu'une ligne de troncs asséchés, penchés vers le chemin.
Un petit animal bleu m'accompagne. À la fois chouette et chien de prairie, sa forme change comme le besoin l'atteint.
Le sol rocailleux qui aurait dû m'amener de l'autre côté de ce manque de vie s'allonge et perdure. L'odeur acide de ma sueur efface le reste.
Voyant que je n'arriverai pas facilement au bout de mes peines, je décide de retourner quelque peu en arrière et continuer dans un chemin crochetant à gauche.
Shhha... Shhha...
L'étrange son m'intrigue, je passe les troncs pour me retrouver les pieds dans le sable. D'un ramassis de cranes cornus sort trois serpents de couleurs et de race différentes, un cobra jaune, une couleuvre bleu gris et une vipère rouge orangé et noir. Ils montent tous sur le haut de l'empilement, deux se place face à face (de côté à moi) et le troisième, la couleuvre, se place entre les deux vers moi et me regarde.
Shhha... fait la couleuvre, interrogative. En quel honneur trépassez-vous les chemins tracés?
Dans un murmure : «Le mur du marais.»
Rapidement, la couleuvre prend la place du cobra et celui-ci se place vers moi.
Hhhho... fait le cobra, intrigué. Messieurs Humain et bestiole veulent franchir le seuil du passé?
Dans une expiration : «Briser la cloison plutôt.»
Plus vite encore, le cobra change de place avec la vipère. Le sol tressaille au même moment.
Tssss... fait la vipère, outrée. Messieurs ne savent pas ce qu'ils disent et ce qu'ils veulent faire.
Dans un souffle : «Je me cherche»
Le sable tremble. Les trois serpents descendent et se mettent dans un coin, me regardant intensément.
De l'empilement des cranes sort un, deux, puis trois mètre d'un large boyau cuirassé de vert et d'or.
Me surplombant, le boa ballottant la tête de gauche à droite semblait peser mon coeur.
Rhhh... fait le boa, énigmatique. Des terres du bas tu viens?
En confiance : «Le hibou m'a mené jusqu'ici cette fois.»
J'entends les râlements appréciatifs des trois petits serpentins, suivit d'un Sha! agressif du boa à l'égard de ceux-ci, qui se taisent aussitôt.
Hhhh... fait le boa, pensif. Humain, ces terres sont vôtres et siennes.
Il me fait alors signe de la tête et du corps une direction dans le sable.
Va... Les grands murs du passé t'y attendront.
Ils repartent tous. Aucune preuve de leurs passages. Le vide. La chaleur.
Ma bestiole, qui s'était cachée sans que je ne m'en rende compte, revient alors à moi.
Sans même la regarder, elle comprend comme moi qu'il n'y a de danger que dans l'attente. Sous ce soleil rougeoyant.
Je perçoit alors un peu d'écorce plus loin. En m'approchant, je remarque la forme d'un kayak sous une couche de sable. Le déterrant de son tombeau, j'embarque à l'intérieur et je commence à ramer dans la direction que m'avait pointer le boa.
À nouveau, le soleil ardent, beaucoup plus loin. Je perçois presque l'odeur des fruits et de l'herbe derrière l'aridité des gigantesques murs de pierres couleur sable. De loin, j'aperçois un petit barbu habillé de gris et d'orange en grands carreaux descendant un apparent escalier longeant le mur. Je m'en approche.
Je lui parle, il ne semble pas comprendre puisqu'il s'exprime ensuite en plusieurs sonorités différentes - je pourrais en déduire qu'il a essayé de me parler en 3 langues. Jusqu'à ce que ma bestiole lui exprime ce que je lui demandais, «Comment entrer?»
Il me montre alors de sa main ouverte et velue une gigantesque porte creusée dans le mur, peintes de dessins hiéroglyphiques et de signes mathématiques.
Je viens pour ouvrir la porte, qui ne peut s'ouvrir, et l'espace autour devient blanc, puis noir. Une forte musique...
Une forte musique. Le réveil.
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