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« L'Héliophobe » - chapitre 1 : « Chapitre 1 » — L'Encrier
Vous êtes ici => Accueil > Liste des histoires > « L'Héliophobe », par chOm1 - - - > Chapitre 1 : « Chapitre 1 » -
L'histoire Ce chapitre
Publié : le 29/08/2007 à 18h23 - Mise à jour : le 29/08/2007 à 18h23 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 241 - Chapitre(s) : 1 - Mots : 1082 - Complet : non - AMR : 11 - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 Publié : le 29/08/2007 à 18h23 - Modifié : jamais - Commentaire(s) : 3 - Lecture(s) : 241 - Mots : 1081


La limite d'âge indique juste qu'il faut avoir au moins onze ans pour comprendre ce texte dans son intégralité:     &nbs
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de plus la maladie telle qu'elle est en soi pourrait (peut-être) choquer quelque peu, je pense.


 



L'Héliophobe

Résumé : Un petit garçon se voit atteint de la terrible maladie de l'héliophobie.
Il ne devra jamais plus voir le soleil. Alors il va, il parcours le monde, toujours dans sa face sombre.

Chapitre 1

 

L'HÉLIOPHOBE

 

 

 

«-Docteur, est-ce grave?» le bon docteur retire son stéthoscope de la petite poitrine faible du jeune homme sur laquelle l'on peut voir des taches brunes bien visibles.
«-C'est un cancer?» demande la femme assise tremblante.
«-Je  crois que c'est bien pire.» La femme eut des hauts-le-cœur.
«-Tenez-vous à votre enfant?» la femme se tendit: «-Bien sûr, quelle question!» Elle émit un rire terrifiant, fort pénible à entendre.
Le bon docteur en médecine prit sa voix des sentences:
«-Alors il ne devra jamais plus voir le soleil.» Le petit enfant, qui ne dépassait pas cinq ans avait compris. Alors il essaya d'oublier, se plongea dans le long marmonnement du docteur avec sa mère, dans une langue qu'il croyait être étrangère. "Pour que je ne comprenne pas" se disait-il.
« Ceci est une pathologie due aux hormones malformées de naissance, puis à une exposition trop forte au soleil qui stimule ces hormones; alors elles s'assemblent et forment ces taches brunes que vous pouvez voir, alors là, le derme reste normal et l'épiderme devient sec; peut provoquer un cancer d'ailleurs, puisque les cellules meurent très rapidement;
mais bien plus certainement, si les taches brunes couvrent son corps,
sa peau se déshydratera: il mourra.»
«-N'y a-t-il aucun remède? -Aucun. Cette maladie, l'héliophobie,  est rare: un malade sur  onze millions de naissances. Pas grand monde ne cherche à la guérir. Les trois-quart des malades se suicident.»
          
          
          
          
          
          
 *****

La femme, Orphée, alla dans plusieurs autres hôpitaux, qui dirent la même chose.
Désespérée, elle se jeta dans une jolie maison avec son fils, pour lequel elle prit des professeurs à domicile.
Elle ne le laissait jamais jouer avec les autres, il en était fort chagriné.
Souvent, le dimanche, quand il ne voulait pas regarder la télévision ( qu'il ne regardait d'ailleurs que très rarement), elle le prenait sur ses genoux et lui faisait la lecture.
À treize ans, il était très bien instruit. Il avait des professeurs de latin, d'allemand, de chinois, de littérature, de mathématiques d'histoire géographie et d'éducation sportive, financés à 62% par l'état, qui soutenait le Programme de Suivi Scolaire À Domicile Des Handicapés. (PSSADDH).
À cette époque l'on aimait bien les gros noms creux.
 *****
«-Maman, je veux que tu me dises. -Quoi mon chéri? -Tout! Pourquoi je ne suis pas comme les autres. D'abord j'ai pas de papa, ensuite je sors pas! -Ton père, c'est moi mon chéri. Je t'ai fait par fécondation in vitro. Je crois que tu sais ce que c'est, mon âme! -Et pourquoi je sors pas, pourquoi je vis que dans cette maison?» La mère, par crainte que ne lui prenne l'envie de sortir avait refusé toute sortie, même la nuit. «-Voilà. Tu  es grand. Il faut que tu saches. Tu dois savoir.»
Elle lui dit ce qu'il écartait de sa pensée, mais qu'il savait déjà:
«-Quand tu étais petit, nous étions allés chez le médecin, n'est-ce pas?
-Je m'en rappelle plus, menti notre petit garçon.
-Eh bien, nous y sommes allés. Et le docteur a dit:
«Ce garçon ne devra jamais plus voir le soleil! Ce garçon est cond...Euh, obligé de rester sans voir le soleil. Sinon, il le mangera.»
Le garçon reçut un choc, il voulut s'en aller, mais sa maman le prit sur ses genoux, et, en lui caressant les cheveux, elle dit: «-Mais, mon garçon, mon âme, tu vivras bien. Tu étudieras et tu
prendras comme métier docteur, et tu guériras cette maladie.»
À cette époque, il y avait 67 millions d'habitants en métropole Française, ce qui gênait fort les Malthusiens.
-Tu verras les 67 millions se mouvoir peu à peu en quelques millions de gens, des représentants.
Alors, tu atteindra les Portes de La Démocratie Franco-Suisse.
Le garçon ne comprenait pas, mais retint ces paroles dans son esprit comme des prophétiques mots.
À l'époque, avoir une chaire ou un poste dans La Confédération Démocratique Franco-Suisse était plus important et prestigieux qu'être Ministre ou Secrétaire d'État au Gouvernement en France.
L'ambition de l'héliophobe était guérisseur de maladies.
Il grandit dans le bonheur, avec cette idée, de ne pas voir le soleil en vrai, dans le corps comme un liquide de poison blanc, parmi une mer saine bleue.

Et cet enfant, ce jeune homme, eut fini ses études à 17 ans.
Dès lors, il décida une chose:
comme la Maladie ne le laissait pas voir le soleil, il lui lançait un défi:
«Je voyagerais. Le monde sera à moi, et toujours ce sera la nuit.
Je dormirais la nuit, mais vivrais aussi la nuit!
Ce sera toujours la nuit, car je voyagerais dans la face ou il fera nuit.
L'avion sera mon ami. Car, à toi maladie je lance un défi,
et je ne verrai jamais plus tes noirs sourcils.»
C'est ainsi qu'il alla partout, en Inde, en Chine, en Allemagne, dans la plus grande partie des pays d'Afrique, et qu'il connut tout ça.
En Afrique noire, il fit la connaissance d'une société magnifique.
Là-bas, les gens sont libres. Jamais il ne tuent, sauf pour manger, quelquefois,
jamais la souffrance ne les prend au point de suicider.
La Nature avait un pouvoir extraordinaire.
Le respect gagnait, l'Humour y était gigantesque.
C'était un rêve.
Il retourna souvent là-bas, mes comprendre.
Il ne parlait pas leur langue.
Quelques-uns parlaient français.
Mais il comprenait tout d'eux, au-delà de la langue.
Un soir, il monta dans l'Avion financé par le gouvernement, qui aimait bien à s'occuper des maladies choquantes, pour montrer en exemple sa "Bonté".
Il alla au fond de l'avion, dans la place qui lui était réservée.
Une petite pièce, de 4 m2, dans laquelle il y avait de la lumière de petits hublots, conçus pour que la lumière solaire et ses mortels rayons ne le touchent pas.
Cette pièce avait quelques peintures.
Il les connaissait par cœur. Combien de fois était-il monté là?
Combien de voyages, de voyages merveilleux a-t-il fait?
Il haïssait les touristes, qui viennent là comme des étrangers, venus là comme des étrangers, visitant des cartes postales.
Non, lui, il voyait la vérité. Dans les pays pauvres, la pauvreté.
En Tunisie, la campagne plutôt que la rue Habib Bourguiba.
En Afrique noire, pas de monuments, pas de blabla.
C'est ce qu'il aimait là-bas.
Combien, dans le monde de peuples merveilleux avait-il côtoyés, sans y pénétrer pour ne pas gâcher la majesté.
Il n'avait pas côtoyé la Société.
Société, société capitaliste, société de consommation.
Qui avait tout perdu d'humain, de rêve, où... enfin bref, elle le dégoûtait.



licence non précisée. Contactez chOm1 pour plus d'informations.

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