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« Les fantosmes du Communiste. » - chapitre 1 : « Prologue » — L'Encrier
Vous êtes ici => Accueil > Liste des histoires > « Les fantosmes du Communiste. », par chOm1 - - - > Chapitre 1 : « Prologue » -
L'histoire Ce chapitre
Publié : le 17/10/2007 à 09h56 - Mise à jour : le 17/10/2007 à 09h59 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 784 - Chapitre(s) : 2 - Mots : 1553 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 Publié : le 17/10/2007 à 09h56 - Modifié : jamais - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 590 - Mots : 674

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Les fantosmes du Communiste.

Résumé : C'est la chute des peuples, une histoire comique sur la fin, la bêtise. J'n'en dis pas plus.

Prologue

          
          
          
          
          
          
          PROLOGUE. Petre Illinakovitch est né à Novgorod en 1987. Son père, Illinakov, sergent de l'ex-URSS, ultra-communiste, homme d'honneur, qui n'a jamais tourné sa veste, contre Staline, sous le Stalinisme, pour Lénine, légèrement trotskyste, aux idées sombres, dont le père fut assez proche de Lénine de 1920 à sa mort en 1925, et qui donna Illinakov en 1941. La mère de Petre est morte en couche, elle était au chômage, après avoir été agent immobilier et avocat.

Le père de Petre faisait voir à son fils des étoiles du communisme, c'était un aveugle. Le soir, avec son tout petit fils, ils allaient dans le jardin, derrière la maison d'Illinakov, et Illinakov passait des heures à parler à son fils de la terrible monarchie, du fascisme, du capitalisme, et de la merveille communiste qu'a trouvée Marx. Il n'a pas voulu voir la faillite du système en face, et sa chute. Il était bien tard lorsqu'il eut son fils, premier et seul de ses enfants. Il gâtait beaucoup son fils; il lui offrait tout les jeux qu'on pouvait trouver en Russie dans la fin des années 80. Il lui acheta même ce qui ne se trouvait qu'aux États-Unis D'Amérique, à l'époque: un jeu vidéo. D'autre part, il était si pressé que son fils soit en accord avec lui, et puisse avoir une bonne éducation littéraire qu'à quatre ans il lui passait les Misérables, en version simplifiée, et des petits bouts du Capital.

Dans la maison où ils vivaient, il y avait seize familles, une des dernières maisons communistes du monde Russe. Toutes les familles, sur le pas de l'égalité, respectaient Illinakov.

La sœur aînée de la famille Leïtosk s'occupait parfois du pauvre mi-orphelin Petre.

Il y eut un choc chez Illinakov en 1991, lors de l'éclatement de l'URSS.

Le père, qui venait d'être à la retraite, se disait: "C'est faux, ils nous cachent des choses!"

mais il ne voulait pas se croire; il savait que tout était fini. Une première fois avec Yeltsine, et là, définitivement, avec l'URSS qui éclatait, laissant Novgorod solitaire.

Alors que ç'aurait pu marcher!!! Se disait-il. Petre bien sûr ne s'en rendit pas bien compte.

En 1993, alors désespéré, son père se suicida. «-Je ne veux pas voir l'an 2000 et son horreur!» disait-il sur son lit de mort.

Son fils hérita de tous ses biens. C'est à dire rien. À part son pistolet de service.

Et la salade qu'il a commencée hier.

La salade fut vite finie. Le pistolet caché par des gens bien-intentionnés qui ne voulaient pas d'accident.

Petre, orphelin désormais, à 6 ans, dut rentrer à l'école. La politique n'y était guère enseignée, et l'on ne savait rien de ce qui se passait. Novgorod fut transformée, réaménagée.

La maison communiste fut prise par une famille, et les quinze autres durent partir. L'on lisait beaucoup Vassili Grossmann, on voyait des reportages sur les "horreurs du communisme".

Et puis Petre grandit. En 2009, il obtint de faire ses études en Allemagne, à Nuremberg.

Sa voix était choisie: l'ethnologie. Il s'occupait des peuples eurasiatiques depuis l'époque de Gengis Khan.

De conférences en conférences, il acquit une très grande reconnaissance. Il fut même décoré de plusieurs ordres honorifiques allemands et russes.

 

Pourtant, à 81 ans, épuisé, après 28 essais, 16 livres, et 149 articles, en 2068, on décida de le mettre à la retraite. il choisit lui-même le lieu; le Château de Repos de Nuremberg.

Quand le président russe lui demanda pourquoi le plus grand ethnologue du XXIème siècle, qui, fierté totale, était russe, voulait finir ses jours en Allemagne, voici ce que Petre répondit:

«-La Russie, pays suicidaire, de tous temps, était-elle là quand j'avais froid et mourrait de faim sans pouvoir exercer l'ethnologie? Quand on persécutait les enfants de communistes, oui, elle était là, dénonciatrice. L'Allemagne, oui, elle m'a accueilli, elle croyait en moi. En nous. Et j'honore le pays de Marx.»

C'est donc ici que commence notre histoire.


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licence non précisée. Contactez chOm1 pour plus d'informations.

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