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- Chapitre unique| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 19/06/2007 à 19h38 - Mise à jour : le 19/06/2007 à 19h38 - Commentaire(s) : 2 - Lecture(s) : 679 - Chapitre(s) : 1 - Mots : 1450 - Complet : oui - AMR : Tous publics - Favorite de : 1 - Abonnés à l'histoire : 0 | Publié : le 19/06/2007 à 19h38 - Modifié : jamais - Commentaire(s) : 2 - Lecture(s) : 679 - Mots : 1450 |
Un espoir en or
![]() Couverture réalisée par luna, intitulée « Sous-banière » |
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Résumé : La vieille directrice n’avait que ce mot là à la bouche. Espoir. L'espoir, est-ce important ? One shot du cycle "le risque de vivre". |
Poudlard est sous une épaisse couche de neige, les élèves sont en effervescence et moi, Hermione Granger, préfète-en-chef de Gryffondor et 7éme année, suis résignée.
Il y a deux mois, Minerva McGonagal, nouvelle directrice, puisque l’ancien est mort, est venu nous voir, Drago Malfoy et moi, pour nous prévenir d’une annonce à faire passer : Un bal allait être organisé pour rassembler les élèves en ces temps funestes. Malfoy a fait une tête à faire peur mais je ne m’en suis pas préoccupée. J’avais déjà mon cavalier mais tel que je le connaissais, il valait mieux prendre les devants si je ne voulais pas attendre jusqu'à mon 150éme anniversaire.
J’attrapai Ron à la sortie du cours de soins aux créatures magiques et lui expliquai en exclusivité la situation. Après un quart d’heure de patience, Ron comprit enfin et m’invita au bal.
- Ce sera pour rattraper notre coup manqué de quatrième année ! S’exclama Ron pour avoir une excuse.
Il était rouge comme une pivoine mais j’avais l’habitude.
Je remontai à la salle des Griffondor pour placarder l’affiche quand Malfoy me rattrapa en courant.
- Granger, on a un problème, TU as un problème.
Allons bon, que se passait-il encore ? Depuis le revirement de Malfoy, les problèmes étaient soit en relation avec la dernière réunion de l’Ordre, soit en relation avec notre position de préfet. Et ça faisait une éternité que l’Ordre n’avait pas été réuni.
- McGonagal veut qu’on aille ensemble au bal. C’est pour ça qu’elle nous en avait parlé avant. Mais tu es partie précipitamment…
- Quoi ? Mais enfin, je ne peux pas, j’ai déjà quelqu’un.
- Rapide dit donc !
J’étais dans une colère noir, je ne relevai même pas la pique.
- Pourquoi ?
- Pour redonner l’espoir aux élèves et à tout le monde qu’une issue est encore possible sans trop de morts.
J’aurais dû m’en douter. La vieille directrice n’avait que ce mot là à la bouche. Espoir. D’ailleurs tout le monde le prononçait en ce moment.
La gazette titrait régulièrement avec "espoir".
Tout discours de Scrimgeour commençait par "Espoir".
Même les élèves s’y étaient mis avec leur « Harry Potter est notre seul espoir »
Mais à quoi servait l’espoir ? A rien ! Il faut vivre, c’est ça le plus important non ? S’il y a de l’espoir ou non, on s’en fiche. Les ¾ de la population de Grande-Bretagne tueraient père et mère pour survivre. Dans ces conditions, à quoi servait d’entretenir de l’espoir ?
- Je vais lui parler, décidai-je. Elle changera d’avis. Je te le garantis.
Je suis allée la voir d’un pied ferme. J‘argumentais avec ferveur. J’en vins même à l’extrémité de mon argumentation :
- Mais on est trop rivaux pour que ça soit crédible madame. Tout le monde sait que nous nous détestons.
- Il y a une amélioration ces derniers temps.
- Oui mais..
- Ca ne fera que renforcer le miracle. Et ça redonnera espoir à tout le monde.
Le combat était perdu d’avance de toute façon. On pouvait discuter mais il fallait se plier à la décision de la directrice.
Quand j’annonçai ça à Malfoy, il fut plutôt calme
- Je te l’avais dit, Granger. Quand cette prof a une idée, on ne peut pas y échapper.
- J’avais bon espoir pourtant… Oh, zut, voilà que je me mets à parler d’espoir !
- Peut-être que ce n’est pas une si mauvaise idée tu sais. Je ne parle pas de devoir danser avec toi ne serait-ce qu’une seul danse, je m’y prépare déjà psychologiquement. Mais si l’espoir d’une amitié Serpentard/Griffondor peut faire avancer les choses…
- Mais on n’est pas amis bon sang ! Et puis il faut que tu te mettes dans le crâne que tout l’espoir du monde ne changera pas la situation, Malfoy. Il nous faut juste de la stratégie et un miracle.
- Tu sais, tu peux l’appeler Potter, ce miracle.
- Tu m’énerves !
Je partis, remontée contre le monde entier et je ne me retournai pas quand j’entendis au loin :
- Et lisse ses cheveux ! Je veux une cavalière un minimum présentable, il en va du peu de fierté qu’il me reste.
J’annonçai la nouvelle à Ron, il rentra lui aussi dans une colère noire.
- Pourquoi tu me l’as proposé si tu devais y aller avec Malfoy ?!? Pour m’humilier ?
- Mais pas du tout Ron, je n’ai pas eu le choix.
Ce jour là, je me fâchai aussi avec Ron en plus du monde entier. Il n’avait pas prononcé le mot Espoir mais c’était tout comme.
Je me retrouve donc dans mon dortoir, vêtue de mon ancienne robe de Bal agrandi magiquement (Malfoy m’avait proposé d’aller en choisir une mais j’avais refusé). Je maudis le mot espoir 30 000 fois avant de retrouver Malfoy qui lâche d’un air pas du tout convaincu :
- Tu es très élégante Hermione.
Puisqu’on devait redonner l’espoir, je l’avais autorisé à m’appeler par mon prénom, comme lui l'avait fait juste avant.
Je réplique d’un air encore moins enjoué :
- Toi aussi, Drago.
Le prénom avait fait l’objet d’un long entraînement avec les filles du dortoir qui compatissaient. J’avais tendance au début à sortir « Malfoy » trop rapidement, si rapidement que je ne réfléchissais même pas.
On rentre dans la salle de bal. Certains sont étonnés de nous voir ensemble, d’autres (surtout des Serdaigles) nous saluent respectueusement.
La directrice fait un discours mortellement ennuyeux où le mot Espoir menace de sortir de sa bouche à chaque phrase. Elle nous félicite. Comme si on avait le choix.
On commence à danser. Malfoy ne danse pas si mal. Il ne me marche pas sur les pieds, c’est déjà un bon début. On se sépare juste après la fin de la musique et on va en direction des tables. On doit nous voir ensemble mais on n'est pas obligé de danser tout le temps !
Ron broie du noir. Il se fait accompagner de Luna Lovegood, faute de mieux. Il a bien tenté une approche auprès de son ex-cavalière mais Padma Patil a refusé net avant même qu’il ait fini sa phrase.
Et Luna est déjà toute seule sur la piste de danse, elle n’est pas prête de revenir.
Je m’éloigne. Si je lui échauffe l’esprit, il sera capable du pire.
Je plonge mes yeux sur le buffet. Je n’ai pas faim, Malfoy non plus. Mais on n’a rien de mieux à faire. Quel calvaire !
Soudain, j’entends des pleurs étouffés. Je me retourne, je vois une Poufsouffle, les yeux rouges, devant une bièraubeurre. Pourquoi pleurer en ce jour si gai ? Il y a des raisons quand même. Moi par exemple, j’accompagne mon pire ennemi pour redonner espoir. Pfff.
- Qu’est-ce qui ce passe ? Il ne faut pas pleurer comme ça voyons.
- Ma mère est morte hier soir. Elle a été tuée par des mangemorts lors d’un attentat.
- Oh, je suis désolée. Tu veux que je te raccompagne au dortoir ? Tu pourras pleurer et redescendre quand tu te sentiras mieux ?
- Non ! Mon père m’a dit que je ne devais pas m’anéantir et que je devais garder espoir. Et c’est le thème de la soirée donc je reste.
Oh non, mais c’est pas vrai ! Je ne peux pas être tranquille 5 minutes avec ce mot ?
- Tu verras, il y en aura plein d’autres occasions. Et puis l’espoir n’est pas si important.
- Ma mère est morte parce qu’elle n’avait plus espoir en l’issue du combat, réplique-t-elle froidement. Elle a arrêté de se protéger parce qu’elle pensait qu’on allait tous mourir de la main des mangemorts alors qu’importe le moment…
- Oh !
La réplique de la jeune fille me percute de plein fouet. Je me rends compte que j’avais tort depuis le début. L’espoir est plus important que tout si on veut s’en sortir.
Mais quelle idiote je fais. Il a fallu qu’une fille morte de chagrin me le crache au visage pour m’en rendre compte.
- Alors oublie ce que je viens de dire et regarde. Je vais te montrer qu’il y a encore de l’espoir.
Je cherche Mal… Drago des yeux. Je le trouve sur les biscuits apéritifs. Il avait dû s’éloigner pour me laisser remonter le moral à la jeune fille. Quelle charmante attention.
- Je veux danser, ordonnai-je.
J’entraîne Drago sur la piste de danse sans qu’il ne puisse rien y comprendre.
- Granger, je croyais que moins on dansait, mieux tu te portais ?
- Mais si on ne danse pas, on ne peut pas représenter l’espoir pour les autres.
- Je ne comprends pas. Il y a de ça une semaine, tu bannissais Espoir de ton vocabulaire.
- Tout le monde peut changer d’avis, Drago.
L’allégorie de l’espoir tourne au centre de la piste de danse maintenant. Et je vois du coin de l’œil la jeune fille triste avec un sourire. Elle aussi porte l’Espoir dans son cœur.
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