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> Chapitre 1 : « Chapitre 1 : Rêve » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 16/02/2008 à 12h54 - Mise à jour : le 17/02/2008 à 15h50 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 305 - Chapitre(s) : 2 - Mots : 1187 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 | Publié : le 16/02/2008 à 12h54 - Modifié : le 08/03/2008 à 13h47 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 233 - Mots : 685 |
Voici la mort ...
Chapitre 1 : Rêve
Un jeune homme était devant elle. Voici la mort. Il la regarda fixement. Que le monde s'incline… Il avait de beaux yeux, déroutant, hypnotisant. Voici la mort. Sa voix était douce. Mais n'ais pas peur. Une musique retentit doucement dans sa tête. L'homme continuait de chanter. Et le vieil indien danse. Il la prit par la main et l'entraîna dans un pays désolé. Le pianiste martelait les douches, donnant à la musique une émotion étonnante. Quelques violons remplissaient le fond musical. Mais ne lâche pas ma main. Non ne lâche pas ma main. Il se mit à danser lentement. Il la mena vers un grand squelette vivant. Voici la mort. Il la mit face à une table pleine de mets où buvait un être à cornes. Viens trinquer avec le diable. Il prit un verre de vin, en apparence et le lui tendit. Mais non c'est pas du vin. Oui mon ange, c'est du sang. Il leva son verre et commença à porter des toasts. Des images apparaissaient devant elle. La guerre. A la santé des guerres. Des corps. A la santé du sang. La voix résonnait contre les parois de pierre. Une église se dressa devant elle. A ta santé mon père. Elle tournoyait lentement, entraînée par une de ces mains. Un cupidon volant. A ta santé l'amour. Et ils se retrouvèrent devant le grand squelette. A ta santé la mort. Une batterie apparut. A ta santé Alger. Un jeune homme se mit à jouer dessus. A ta santé Sarajevo. Des rythmes décalés, qui surpassaient le piano, déjà endiablé. A ta santé Pékin. Les deux garçons, à leurs instruments, semblaient en transe, habités par leur musique. La bastille apparut devant elle. A ta santé, les Droits de l'homme. Et l'Homme continuait de chanter. A ta santé l'amour. A ta santé la mort. Deux squelettes violonistes apparurent pour continuer le thème. La musique devenait appréciable, si le décor avait été d'un autre genre. L'Homme l'entraînait de plus en plus rapidement, alors qu'il criait encore et toujours. Il suivait le rythme endiablé et stable qu'avait peu à peu pris la batterie. Les visages se fixaient dans l'esprit de la jeune femme. Elle pensait inventer tout cela. Elle ne pourrait jamais décrire à personne les gens qu'elle avait vues, à part l'Homme. Les êtres, dans la salle, se rapprochèrent un peu plus d'elle à chaque fois. La musique atteignait son paroxysme. Puis, elle commença à se calmer lentement. Seul un instrument grave subsista.
Elle se retrouva, calme, dans son lit. Une chanson émanait dans la pièce, comme assourdie, avec la mauvaise qualité d'une radio. C'était une chanson qu'elle ne connaissait pas. Elle resta quelques instants dans ses draps, avant de reconnaître la chanson. Il y avait des violons et la voix de son rêve chantait des paroles sûrement tout aussi dérangeantes. Elle se releva. La voix devint plus claire petit à petit. Elle comprit. Nos cœurs en sang et nos âmes en paix. Le jeune homme apparut dans sa chambre, comme les violonistes. De l'amour dans les yeux, on montera au ciel. Il la regardait fixement. Puisqu'il n'est, pas un Dieu, qui ne les comprennent. Une harpiste apparut derrière lui. Elle était belle. Bientôt, il ne resta plus que sa musique. L'Homme s'approcha et s'assit sur son lit. Il avait des cheveux courts, châtains, et des yeux entre le bleu et le gris. Il se remit doucement à chanter. Voici la mort. Que le monde s'incline. Elle n'osait plus bouger. Mais n'ais pas peur, mon amour. Le pianiste se remit à jouer, d'une manière plus douce, mais tout aussi passionnée. Des violons revirent l'accompagner au bout de quelques instants. Elle se sentait bercée par ce thème . Comme si le rêve touchait à sa fin. Car elle était consciente que tout cela n'était qu'un rêve. L'Homme avait de nouveau fermé les yeux, comme si la musique lui parlait. Il semblait calme. Ses traits étaient doux. Elle se surprit à s'allonger pour écouter la musique. Les squelettes violonistes se rapprochèrent d'elle. La musique emplit ses oreilles. Elle se sentait bien. Elle ferma les yeux.
Immédiatement, des images horribles apparurent. Des images de guerre, de mort et de crimes. Et elle se réveilla dans sa chambre, le soleil lui tapant dans les yeux comme chaque matin. Anna ne gardait qu'un souvenir confus de ce rêve. Mais elle avait peur de revoir les traits du jeune homme qui trinque avec le diable, d'entendre sa voix qui chante avec la mort.
Cette histoire se passe dans un futur hypothétique, où le chanteur Damien Saez est mort. Cette histoire est basé autour de ses quatre albums (Debbie, Gog Bless, Katagena et Jours étranges. )
Les parties italiques sont les paroles des chansons que l'on entend dans la pièce.
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