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> Chapitre 4 : « Hoïe! » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 08/05/2008 à 17h24 - Mise à jour : le 04/06/2008 à 21h37 - Commentaire(s) : 8 - Lecture(s) : 498 - Chapitre(s) : 6 - Mots : 8751 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 1 - Abonnés à l'histoire : 4 | Publié : le 14/05/2008 à 15h25 - Modifié : le 18/05/2008 à 22h50 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 55 - Mots : 1526 |
Hoïe!
« PAR L’ÉPÉE DE GRIFFONDOR ! »
Luna fut tentée de qualifier ce cri de rugissement en rapport avec le lion de Gryffondor mais en fait c’était un réel mugissement, particulièrement bovin, qui avait retenti dans l’auberge.
Quoiqu'entre lion et taureau, ce n’était en aucun cas un cri particulièrement rassurant.
Luna, elle, se contenta juste de trouver cela particulièrement intéressant. Tout comme elle avait trouvé intéressant tout ce qui c’était passé durant les dernières vingt-quatre heures :
le voyage dans le temps,
(étonnant)
les champs de Poudlard mille ans avant sa naissance,
(curieux)
Helga Poufsouffle,
(étrange)
la manière de parler d’Helga Poufsouffle,
(comique)
la maison d’Helga Poufsouffle à l’emplacement où se trouverait mille ans plus tard la cabane d’Hagrid,
(charmant)
la cuisine d’Helga,
(indéfinissable)
les vêtements prêtés par Helga,
(piquant)
les cochons d’Helga,
(attachant)
les mules d’Helga,
(plaisant)
l’ignorance d’Helga concernant l’existence des trois autres fondateurs de l’école de Poudlard,
(unique)
Pré-au-lard mille ans avant sa naissance,
(extraordinaire)
la foire au cochon,
(inhabituel)
les gens,
(inconnu)
les magasins,
(inaccoutumé)
l’auberge des Trois-porcelets
(remarquable)
la bestiole sur le front de Ron (une variété très rare d’araignée urticante)
(introuvable)
Salazar Serpentard
(séduisant).
Bref tout dans ce voyage était sujet à l’émerveillement permanent et à de petites notes mentales pour un futur article dans le journal de son père.
Dans la salle de l’auberge, la population s’était rapidement scindée en deux groupes distincts. D’un côté ceux (une minorité) qui sentaient la bagarre arriver à grands pas et qui s’éclipsaient en tapinois pour éviter les coups. De l’autre ceux (une majorité) qui sentaient la bagarre arriver à grands pas et qui se précipitaient vers l’endroit où avait retenti le mugissement de Gryffondor pour y participer.
Autour de la table où elle s’était installée avec ses amis, Luna remarqua que ces mêmes amis voyageurs et voyageuses dans le temps s’étaient pétrifiés et regardaient d’un air inquiet l’endroit où devait se trouver un dénommé Gryffondor. Salazar, quant à lui, avait attrapé Hermione par le bras et essayait de l’entraîner vers l’extérieur en murmurant des supplications sifflantes à sa Princcccccccessssssssssse.
Le chaos commença à se répandre à une vitesse prodigieuse dans la salle qui avait parue grande à prime abord mais qui se révélait tout à coup fort petite.
Luna grimpa sur le tabouret qui lui avait servi quelques instants plus tôt de siège. Elle essaya de voir par-dessus la foule la personne qui avait déclenché la bagarre.
Elle se mit sur la pointe des pieds, s’étira autant qu’elle le put.
Dans la masse grouillante de la mêlée, la jeune fille parvint tant bien que mal à distinguer une silhouette entourée dans d’une sorte de halo rougeâtre.
Luna se pencha rapidement pour esquiver une chope qui alla s’écraser derrière elle.
La silhouette au halo rougeâtre se rapprocha.
Il s’agissait d’un homme de taille imposante. Le halo rouge était dû à un tartan à dominante écarlate ainsi qu’à une tignasse et une barbe hirsute d’un roux couleur carotte.
Un colosse écossais.
Le fil d’une lame brilla dans la pénombre.
Dans un mouvement de reflux de la foule, l’écossais fut projeté aux pieds de Luna. L’épée à la main, il n’hésita pas une seconde et retourna immédiatement dans la mêlée.
La jeune fille se baissa vivement. D’une part pour éviter un tabouret dont la trajectoire visait ostensiblement sa tête et d’autre part pour essayer de savoir ce que les écossais portaient sous leur kilt.
Son interrogation à ce dernier sujet devait rester sans réponse car quelqu’un l’empoigna fermement et l’arracha à son tabouret pour l’entraîner en lieu sûr, loin de la bataille.
Luna se laissa faire et se retrouva en un clin d’œil dans la rue en compagnie de Ron, Harry, Hermione et Salazar. Ce brusque changement de lieu nécessita un moment d’adaptation silencieuse. Le temps nécessaire pour s’habituer à la lumière vive du dehors et pour remettre ses idées en place.
Ron se mit à se gratter le front, non sous l’effet d’une intense réflexion mais à cause de l’urticaire provoqué par la bestiole qui y était collée.
Salazar essayait de garder le moins de distance possible entre lui et Hermione.
Hermione cherchait à garder le plus de distance possible entre elle et Salazar.
« Gryffondor… » murmura Harry perdu dans ses pensées.
C’est alors que le susnommé fut pour ainsi dire recraché par la porte de l’auberge. Telle un obus, il percuta Salazar de plein fouet et ce dernier amortit l’atterrissage de l’écossais et se retrouva écrasé sous le rouquin, le nez dans la poussière.
L’épée de l’écossais tomba aux pieds de Harry. Ce dernier la ramassa.
La porte de l’auberge claqua.
Salazar se débattit mais ne put pas se dégager.
« L’épée de Gryffondor », murmura Harry avec une appréhension à peine dissimulée.
A ces mots, l’écossais se releva d’un bond en poussant un « HOÏE » sonore qui rimait avec ouille…
L’assemblée resta stupéfaite.
« Epée de gryffondor ! », mugit-il en tendant la main vers l’épée. « MOI GRYFFONDOR ! »
Harry lui rendit son bien.
« HOÏE ! » remercia le colosse écossais.
Sans plus s’attarder, ce dernier tourna les talons pour retourner sans doute à l’assaut de l’auberge.
« Exxxxxxxxxxxxxcusez moi… »
Salazar s’était relevé et venait de barrer la route de Gryffondor.
« HOÏE ? »
Instinctivement, Luna, Hermione, Ron et Harry s’écartèrent. Bellâtre sorcier contre troll écossais, mieux valait éviter de se trouver sur leur chemin.
Serpentard affichait un sourire carnassier, une lueur venimeuse dansait dans ses pupilles.
« Monssssssseigneur Gryffondor ? »
L’écossais regarda le jeune homme qui ne faisait pas la moitié de sa taille et réfléchit un court instant avant de répondre.
« MOI GRYFFONDOR ! »
« Monsssssssseigneur, auriez-vous l’obligeanccccccccccce de vous exxxxxxxxcuser ? »
Le ton de la voix de Salazar était coupant comme une lame de rasoir.
« MOI GRYFFONDOR ! » répliqua le colosse écossais une lueur belliqueuse dans les yeux.
Salazar glissa subrepticement vers le rouquin, appliquant contre le torse de son adversaire la pointe d’une baguette qu’il dissimulait dans la manche de son justaucorps.
L’écossais réagit immédiatement.
« PAR L’ÉPÉ DE GRIFFONDOR ! »
Il faucha l’air avec son épée.
Serpentard esquiva avec souplesse et rapidité. Il se glissa dans le dos de son adversaire.
Gryffondor répliqua en donnant un coup de coude en arrière. Serpentard l’évita de justesse. L’écossais pivota sur lui en abaissant son épée en direction de la tête du bellâtre mais ce dernier n’avait pas attendu et l’épée frappa le sol en soulevant de la poussière. Serpentard, gêné par la poussière qui avait été projetée, trébucha et roula sur le sol. Le temps de se rattraper, Gryffondor avait fait volte-face et levé son épée, prêt à l’abattre sur Salazar.
L’assemblée retint son souffle.
« Godriiiiiiiiiic ! » hurla une petite voix suraiguë.
Gryffondor en resta pétrifié dans son geste.
« Unmagica », ajouta la même voix. Et cette fois ce fut Salazar qui resta (magiquement) cloué sur place.
Le colosse écossais rabaissa lentement son épée tout en évitant de se tourner vers l’endroit d’où avait fusé la voix.
Luna n’eut pas cette réticence et vit alors émerger de la foule indifférente à la bagarre une gamine de onze ou douze ans richement vêtue.
« Godric ! » reprit la gamine de sa voix suraiguë « Vous êtes un imbécile, mais qu’est ce que j’ai fait au monde pour voyager avec un abruti pareil ? Père sera furieux quand je lui dirais que vous vous êtes encore ruinés en jouant aux dés dans un lieu de perdition et de vous avez provoqué une bagarre. »
Elle interrompit sa diatribe et se tourna rapidement vers Serpentard qui était toujours cloué au sol.
« Liberare ! »
Salazar retrouva sa mobilité.
« Quant à vous monseigneur, vous m’avez tout l’air d’être de la partie, qu’attendiez vous pour envoyer un sort à mon imbécile de cousin qui ne vaut rien en magie et qui ne sait qu’abaisser lourdement sa belle épée dorée sur la tête de ses adversaires. A moins que votre baguette ne serve que de décoration dans vos mains comme un bijou rare et cher ? »
Elle marqua une légère pause. Elle se tourna vers les adolescents.
« Et vous, qu’est ce que vous voulez ? Qui êtes-vous ? »
Silence
« Qu’est ce que vous attendez ? Il vous faut une bulle papale pour répondre ?
— Et qui êtes-vous, vous ? » intervint Salazar en fusillant la demoiselle du regard.
La gamine se redressa de toute sa (petite) hauteur, pleine d’arrogance et d’autosuffisance, avant de répondre avec fierté.
« Rowena Serdaigle ! »
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