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> Chapitre 2 : « Chapitre 2 : Lily elle-même » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 16/05/2008 à 17h43 - Mise à jour : le 09/07/2008 à 12h38 - Commentaire(s) : 1 - Lecture(s) : 2244 - Chapitre(s) : 33 - Mots : 139279 - Complet : non - AMR : Tous publics - Favorite de : 6 - Abonnés à l'histoire : 0 | Publié : le 16/05/2008 à 17h47 - Modifié : jamais - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 80 - Mots : 3429 |
Chapitre 2 : Lily elle-même
Qu’il était dur d’être la meilleure amie de deux beaux gosses ! Les écouter parler de leurs conquêtes, de leurs exploits sexuels… Waouh, c’était fou ce que ça m’enchantait ! Passe encore de les voir avec leurs copines respectives, mais les entendre disséquer leurs… Beuh je vous passe les détails…
Voilà ce à quoi je pensais en plein milieu du match de Quidditch qui opposait Gryffondor à Serpentard ; je voyais Michael évoluer avec grâce sur son balai, et renvoyer des cognards comme s’il avait fait ça toute sa vie… Et à côté de moi, Jordan hurlait comme un fou, comme un digne supporter.
Et oui, mes deux potes. Mais ce n’était même pas envisageable. Je les connaissais trop. Jordan, par exemple, je savais qu’il était un vrai porc en ce qui concernait les filles : il aimait bien être en couple, en théorie, mais une fois que c’était fait il s’ennuyait et ne rêvait plus que d’une autre fille. Sa copine finissait par être remerciée, et le plus souvent elle se réfugiait dans les toilettes ou dans un autre endroit semblable pour y pleurer tout son soûl. Voilà la description type d’une petite amie de Jordan Praston.
Quant à Michael… C’était malheureux à dire mais il était la chasse gardée de Mia Fazakerly. Oui oui, son ex. Ils n’avaient fait que ça, depuis l’année dernière : casser, se remettre ensemble, casser, se remettre ensemble… Et même si c’était définitivement fini, Mia gardait un œil sur Michael et s’apprêtait à remettre à sa place quiconque s’en approcherait. Jusqu’à ce qu’elle ait trouvé un nouveau mec, en tout cas.
Et Hugo, et ben c’était mon cousin alors pas besoin de s’attarder !
- Weasley a le souaffle, il fonce vers les buts et…. Oui ! Il marque ! 90 à 70 en faveur de Gryffondor ! s’exclama le commentateur, Joshua Pruvot, un septième année de Poufsouffle.
- Ouais ! Allez Gryffondor ! s’exclama Jordan.
Je jetais un coup d’œil à Serena, toute emmitouflée dans sa cape et son écharpe, et elle me sourit d’un air de dire : « les garçons… ».
Elle reporta son attention sur le match, mais je vis que plusieurs garçons, même les plus jeunes, la regardaient avec envie. Que n’auraient-ils pas donné pour la réchauffer !
C’était ce qu’il y avait d’un peu énervant quand on avait une amie canon : elle était si jolie qu’on ne remarquait qu’elle…
Enfin bref, il fallait faire avec. Elle voulait changer ? Elle aurait besoin de toute sa volonté pour cela. Elle aimait trop la compagnie des garçons pour vraiment penser ce qu’elle disait… A moins qu’elle ne veuille trouver une relation sérieuse, dans ce cas c’était sûr que ça changerait.
Le match se finit assez vite, lorsque l’attrapeuse de Gryffondor (Eleanor Massey, une élève de sixième année) saisit le vif d’or sous le nez de l’attrapeur des Serpentard.
Il y eut bien sûr une fête dans la salle commune quand nous rentrâmes tous, et je me faufilais parmi les élèves, une bouteille de bierraubeurre à la main ; je trouvais enfin Hugo, en train de féliciter une nouvelle fois Eleanor.
- C’était un beau match, le félicitais-je.
- Merci, dit-il en souriant. Eleanor a fait un joli coup.
- Ca c’est clair, approuvais-je.
Eleanor adressa un grand sourire à Hugo, et s’éloigna vers ses amies.
- Dis donc Don Juan, c’est elle ta future victime ? demandais-je d’un ton narquois.
Il haussa les épaules et répondit d’un ton d’ennui :
- J’en ai marre des filles en ce moment.
- Ca a un rapport avec le fait que Serena aussi en a marre des garçons ? J’imagine que tu veux changer aussi ?
Il était si prévisible… Aucun des deux n’avait tourné la page, mais aucun des deux ne l’avouerait jamais à l’autre...
- Des fois ça fait du bien de se remettre en question, dit Hugo.
- Bien sûr. En même temps que la fille de tes rêves, en plus, quelle coïncidence !
Hugo ne dit rien, mais je continuais de l’asticoter un peu :
- Allez, c’est par rapport à elle, hein ? J’ai bien vu tes regards en coin…
- Oui bon, peut-être, dit-il enfin.
Je souris largement, mais m’abstins de révéler quoi que ce soit concernant Serena : elle par contre était tellement imprévisible qu’on ne savait pas vraiment ce qu’elle pensait réellement…
Le reste de l’après-midi passa très vite, avec la fête ; je partis vers 17h dans mon dortoir, histoire de trouver un peu de calme, mais malheureusement Tania Ledlo, la cinquième fille de mon dortoir, avait décidé de passer un peu de temps avec son petit ami et ils étaient donc en train de s’embrasser passionnément sur le lit de Tania.
Je soupirais bruyamment pour faire remarquer ma présence et Tania releva brusquement la tête.
- Je suis sûre que la Salle sur Demande est libre, informais-je.
Luc Rentor, le petit ami de Tania et aussi en septième année, haussa les sourcils et dit d’une voix traînante :
- Le problème, c’est qu’on a envie de rester ici.
- Parfait. Ne vous gênez pas, je ne regarderais pas quand vous commencerez à vous déshabiller, dis-je en m’asseyant sur mon lit avec un livre.
Les deux tourtereaux échangèrent un regard, et Tania interrogea :
- Le dortoir des garçons est libre, non ?
- Allons-y, tout plutôt que de rester près d’elle, dit Luc en se levant.
Je lui adressais mon plus beau sourire hypocrite, et ils sortirent du dortoir sans tarder. Luc était mon ex petit copain, avant Logan ; nous étions brièvement sortis ensemble en cinquième année, puis je l’avais largué pour Logan juste avant Noël… Autant dire que depuis, nos rapports avaient toujours été très froids.
Je pus lire tout à fait tranquillement, puis Serena débarqua comme une furie dans le dortoir ; elle se précipita vers moi et s’exclama en sautillant sur place :
- Devine quoi ?
Elle agitait une lettre dans sa main droite, et ses yeux brillaient d’excitation.
- Qu’est-ce qu’il y a ? demandais-je.
- C’est Papa ! Il viendra à Noël ! Il vient de me l’écrire ! me répondit-elle, un large sourire s’étalant sur son visage.
- C’est super ! dis-je, sincèrement contente pour elle.
Que je vous explique : les parents de Serena étaient divorcés, et ça venait principalement du fait que le père de Serena était un moldu, qui avait découvert la vraie nature de sa femme le jour où Serena avait reçu sa lettre pour Poudlard. Mr Velson n’aimait pas être trompé, et il avait alors quitté sa femme sur un coup de tête ; il restait cependant en contact avec sa fille et lui envoyait des lettres de temps à autre, mais il refusait catégoriquement de revoir son ex femme. La dernière fois que Serena l’avait vu, c’était l’été avant la sixième année ; elle aurait dû passer la moitié des vacances avec lui, cet été-ci, mais Mrs Velson avait décidé de la garder avec elle s’il refusait de la voir elle aussi. Mr Velson avait bien sûr catégoriquement refusé, et Mrs Velson avait refusé de la laisser voir son père. Serena avait eu beau tempêter, rien n’y avait fait ! C’était donc une surprise de savoir qu’elle le verrait bientôt.
- Il passe Noël à la maison ! Il a accepté l’invitation de Maman !
- C’est inattendu, dis donc, remarquais-je.
- Oh oui, mais il a posé ses conditions : il vient avec sa nouvelle épouse et leur fils de trois ans, et juste le 24 décembre pour le réveillon. Et il m’emmène chez lui pour le 25 !
- Ta mère a accepté qu’il vienne avec sa nouvelle femme ? m’étonnais-je.
Serena acquiesça et dit en esquissant un sourire :
- Je crois qu’elle a l’intention de lui faire boire un philtre d’amour pour le récupérer…
- Il se méfie, non ?
- A ton avis, pourquoi refuserait-il de la voir, sinon ? Même si c’est un moldu, il se doute que nous autres sorciers pouvons utiliser des techniques pas très loyales pour récupérer un ancien amant…
Serena se laissa tomber sur mon lit, sur le dos, et dit :
- Enfin, je suis super super super contente ! Je ne l’avais pas vu depuis un an et demi ! Et mon demi-frère, qu’est-ce qu’il a dû changer…
- Qu’en disent tes sœurs ? demandais-je.
- Marine est contente, mais pas Laure. Elle n’a jamais digéré le fait qu’il soit parti quand il a su que Maman était une sorcière, et donc nous aussi. Tu parles, elle n’avait que huit ans quand il est parti…
Serena avait deux sœurs plus jeunes qu’elle : Laure, âgée de 14 ans, et Marine, 12 ans. Laure développait un certain complexe d’infériorité face à sa grande sœur canon ; il faut dire aussi que Laure était loin de ressembler à Serena, avec ses courts cheveux noirs et sa mine revêche… Marine lui ressemblait plus, elle était blonde comme elle et bien partie pour devenir une mini Serena…
- Bref, ce n’est pas elle qui va entacher ma bonne humeur ! termina Serena.
- C’est bien pour toi, depuis le temps que tu voulais le revoir ton père…
- Oui, vivement les vacances ! Dire que nous ne sommes que début novembre ! se lamenta mon amie.
Je souris et elle relit à nouveau la lettre de son père amoureusement, la froissant au fur et à mesure qu’elle la tournait et retournait.
- Tu devrais l’encadrer, plaisantais-je.
- Et toi, tu passes Noël chez qui cette année ? interrogea-t-elle.
- Mon oncle Percy et ma tante Audrey, à Londres, répondis-je. Dans leur magnifique hôtel particulier…
Mon oncle gagnait très bien sa vie…
Serena poussa un soupir et demanda :
- Au fait, comment va Albus ?
Albus était un de mes frères aînés, si ça vous intéresse.
- Bien, j’imagine. Il bosse avec Papa pour être auror.
- Il lui ressemble tellement, dit Serena d’un ton rêveur…
Stop. Tout cela nécessitait une petite explication. Tout d’abord, ma famille : mon père Harry Potter était un des sorciers les plus célèbre de son temps, célèbre parce qu’il avait détruit le non moins célèbre mage noir Lord Voldemort. Il était aussi un auror renommé, qui traquait les criminels comme par exemple les anciens Mangemorts de Voldmort, dont certains sévissaient encore par ci par là ; mais le monde des sorciers était plus calme qu’il y avait trente ans ! Enfin bref, je ne vais pas vous faire une dissertation sur mon père, si ça vous intéresse il y avait des dizaines de livres qui parlaient de lui…
Ma mère, Ginny Potter (Weasley de son nom de jeune fille), avait joué comme poursuiveuse dans l’équipe des Harpies de Holyhead mais elle avait arrêté quand elle était tombée enceinte de mon frère aîné. Depuis vingt ans, elle était chroniqueuse à la Gazette du Sorcier pour le Quidditch.
J’avais donc deux grands frères, James, âgé de vingt ans, et Albus Severus qui avait dix neuf ans ; il était aussi sorti avec Serena quand il était en sixième année et nous quatrième.
Tant que j’y étais, autant vous présenter toute ma famille !
Du côté de mes oncles et tantes, cousins cousines, j’en avais juste du côté de ma mère : mon père était fils unique et ses parents étaient morts quand il avait un an (tués par le fameux Voldemort), tandis que ma mère avait six grands frères : le plus âgé était Bill, marié à une demi-vélane Fleur Delacour ; ils avaient trois enfants : Victoire, Dominique et Louis, respectivement âgés de vingt cinq, vingt et un et dix neuf ans. Victoire s’était d’ailleurs marié voilà deux ans avec le filleul de mon père, Teddy Lupin, et ils avaient une petite Amandine, de tout juste un an. Venait ensuite mon oncle Charlie, qui ne s’était jamais marié ; après lui Percy, l’oncle chez qui je passerais Noël, et sa femme Audrey lui avait donné deux filles : Molly (qui portait le même prénom que ma grand-mère), vingt trois ans, et Lucy, vingt et un an. Après Percy venaient normalement des jumeaux, mais Fred avait été tué pendant la guerre contre Voldemort et donc il restait George. Il s’était marié avec une certaine Angelina Johnson, et ils avaient eu deux enfants : Fred (appelé ainsi en l’honneur de son frère disparu), âgé de vingt deux ans, et Roxanne, ma cousine préférée et qui avait juste un an de plus que moi.
Et enfin venait Ron, le dernier garçon avant ma mère, marié à ma tante Hermione ; c’étaient les parents de Hugo, mais il avait aussi une sœur
aînée âgée de dix neuf ans, Rose.
Voilà donc mon arbre généalogique simplifié ; bien sûr, mes grands parents (Papy Arthur et Mamy Molly) étaient ravis d’avoir une si grande famille.
- Tu sais, je réfléchissais, commença Serena interrompant mes pensées.
- Ca t’arrive ? m’étonnais-je faussement.
Elle leva les yeux au ciel mais ignora mon intervention et dit :
- Oui donc, si je veux changer, il faudrait que je modifie mon apparence aussi. Tu sais, quand tu parlais de porter des cols roulés ? Et bien, par exemple, arrêter de me maquiller, m’attacher les cheveux, mettre des lunettes…
Ce fut à mon tour de lever les yeux au ciel : quelle idée !
- Serena, écoute, tu dis que tu veux changer ok c’est très bien. Mais ça m’étonnerait que les autres te voient différemment quand même. Tout le monde te connaît ici, et même si tu changes ils te verront toujours comme ils en ont eu l’habitude, remarquais-je.
- Je veux surtout que les garçons me voient différemment, et que s’il y en a un qui veut sortir avec moi, je ne veux pas que ce soit pour ma beauté mais pour ce que je suis à l’intérieur, expliqua Serena.
Je ne répondis rien, mais je ne pus m’empêcher de penser qu’elle avait l’air d’être en train de traverser une crise existentielle…
- Albus me disait souvent, quand on était ensemble, qu’il m’aimait pour ce que j’étais, soupira à nouveau Serena.
- Tu n’es quand même pas en train de retomber amoureuse de mon frère ?
- Non, c’est juste que tu vois, j’aimerais trouver un garçon du même genre que lui.
Elle se tût, et la porte du dortoir s’ouvrit soudain sur Alicia Dervene et Mia Fazakerly. Les deux filles gloussaient, et Serena demanda poliment :
- Qu’est-ce qui vous fait rire, les filles ?
- C’est Michael, répondit Mia. Il est si drôôôôôle !
Je grondais mentalement : elle n’avait pas intérêt à lui remettre le grappin dessus… Il était beaucoup mieux sans elle et en plus, il méritait mieux qu’elle !
- Il paraît que vous avez couché ensemble, dis-je en me forçant à sourire.
- Comment tu le sais ? s’étonna Mia.
- Michael nous dit tout, répondit Serena à ma place.
Mia fit la moue et répondit :
- Et bien oui, c’est arrivé. Mais nous n’allons pas nous remettre ensemble pour autant ! Je trouve que c’est quand même plus agréable quand on s’entend bien avec son ex…
- Oui, une petite nuit ensemble de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal entre deux copains, ironisa Serena.
Alicia plissa les yeux et demanda d’un ton désagréable :
- Dis donc toi, ça fait un moment que tu es célibataire. Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
- Je t’en pose des questions ? répliqua Serena.
- Si tu m’en posais, je pourrais te dire que moi je ne le suis pas, rétorqua la peste.
Elle me jeta un coup d’œil et reprit :
- Logan et moi avons décidé de nous mettre ensemble.
Elle se tût pour ménager son effet, mais je n’allais pas lui faire le plaisir de me mettre à crier ou quoi que ce soit d’autre. J’avais dépassé ce stade, principalement parce que je voulais larguer Logan depuis un moment. Bien sûr, se faire tromper ça faisait toujours mal, mais la page était tournée plus vite quand on avait plus trop de sentiments pour la personne qui avait « fauté ».
- Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? dis-je enfin.
Alicia resta décontenancée, mais elle se reprit bien vite et dit :
- La page a été vite tournée, dis donc.
- Elle a même été arrachée, dis-je d’un ton d’ennui du style « merci de prévenir quand tu auras fini de t’adresser à moi ».
Je me levais de mon lit et m’étirais, et je dis à Serena :
- Tu viens, on descend ?
- Ok.
Elle me suivit et claqua la porte du dortoir ; je marmonnais :
- Je les hais.
- Moi aussi.
- Surtout Alicia.
- C’est la pire, affirma Serena. Elle mène Mia et Tania à la baguette.
On rejoignit Michael, Hugo et Jordan, occupés à faire un concours avec d’autres garçons de sixième année et le dernier qui partageait leur dortoir avec Luc : Jack Moutier.
- Allez, cul sec ! s’exclama Hugo.
Il inclina son verre et le but d’une traite, puis il le reposa sur la table basse et s’écria :
- Je l’ai fait !
- C’était quoi ? demandais-je à Michael.
- Du Whisky Pur Feu, répondit-il. Il en est à son troisième verre cul sec.
Hugo devint soudain très pâle, et il marmonna :
- Mal au cœur…
Serena se recula mais trop tard : il venait de vomir sur ses chaussures…
- C’est pas vrai ! Hugo ! Tu fais chier ! s’exclama Serena.
Elle fit disparaître les traces sur ses chaussures à l’aide de sa baguette et Hugo dit, assis dans un canapé la tête dans les mains :
- Tant que t’y es, tu peux nettoyer à côté ?
- Tu me prends pour ta bonniche ? rétorqua Serena.
Michael éclata de rire en voyant l’air mauvais qu’Hugo lança à Serena et dit :
- Du calme vieux, on dirait que tu vas la descendre avec ton regard de tueur…
- Foutez-moi la paix, marmonna Hugo en redevenant tout pâle.
Il se leva précipitamment et se dépêcha de monter les escaliers vers son dortoir et donc, les toilettes…
- Faut bien que le whisky ressorte, dit Jordan d’un ton dégagé.
Il passa la main dans ses cheveux blonds foncés avec un air de tombeur, et reprit :
- Tiens Lily, tu ne sais pas quoi ? Alicia et Logan ont décidé de se mettre ensemble.
- Je suis au courant, elle me l’a dit, informais-je.
- Elle te l’a dit elle-même ? s’étonna Jordan. Elle est sans-gêne, dis donc…
- Elle voulait sans doute avoir l’honneur d’être la première à me l’apprendre, ironisais-je.
Je m’affalais dans un canapé, constatant que la fête commençait à perdre de son intensité ; le fait que le directeur de notre maison, le professeur Londubat (également professeur de Botanique) soit venu râler un bon coup y était sans doute pour quelque chose.
Le professeur Neville Londubat était d’ailleurs un vieil ami de mes parents : dans les mêmes classes quand ils étaient eux-mêmes à Poudlard, il avait combattu Voldemort à leurs côtés.
Les élèves qui étaient avec Jordan et Michael s’éloignèrent, et nous nous retrouvâmes à quatre. Michael regarda Mia descendre les escaliers et demanda :
- Dîtes, vous croyez qu’elle va bientôt ressortir avec quelqu’un ?
Je soupirais bruyamment et répondit :
- J’espère bien, comme ça tu pourras enfin l’oublier ! Et trouver une fille mieux qu’elle !
- Serais-tu jalouse ? demanda-t-il d’un air goguenard.
- Sûrement pas ! C’est juste que ça me tue de voir un gars bien comme toi s’intéresser à une garce pareille, répliquais-je.
- Tu penses vraiment que je suis un gars bien ? Dis donc, c’est mon jour de chance ! dit Michael en souriant.
- Et moi, je suis un gars bien ? interrogea Jordan.
- Tu tiens vraiment à connaître la réponse ? demandais-je d’un air innocent.
Jordan se renfrogna, et marmonna :
- Pas sympa…
- Hum hum Jordan, c’est quoi ton activité préférée déjà ? Ah oui, jeter les filles comme des mouchoirs usagés ! dis-je en souriant.
J’aimais bien le taquiner…
- Le jour où j’aurais trouvé LA fille idéale, je changerais ! affirma Jordan.
- Et ben, c’est la période des grands changements, remarqua Michael. D’abord Serena, puis Hugo et enfin toi…
- Ce n’est pas pour tout de suite, moi, rectifia Jordan.
- Quoi, Hugo ? demanda soudain Serena, réagissant tardivement.
Michael haussa les épaules et répondit :
- Il a l’intention de changer aussi… Arrêter d’enchaîner les conquêtes…
Serena le regarda, interloquée, mais elle n’ajouta rien. Hugo descendit à ce
moment, l’air d’aller mieux.
- Tu as fini de vomir tripes et boyaux ? ironisais-je.
Il me tira puérilement la langue et s’assit à côté de Serena.
Nous passâmes une excellente fin de soirée, à rire et plaisanter, mais je remarquais que Serena considérait Hugo avec suspicion…
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