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- Chapitre unique| L'histoire | Ce chapitre |
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| Publié : le 17/05/2008 à 18h49 - Mise à jour : le 17/05/2008 à 18h49 - Commentaire(s) : 3 - Lecture(s) : 176 - Chapitre(s) : 1 - Mots : 1246 - Complet : oui - AMR : Tous publics - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 | Publié : le 17/05/2008 à 18h49 - Modifié : le 06/06/2008 à 17h42 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 176 - Mots : 1233 |
Bonjour cher(e) lecteur, lectrice !
L'heure fatale de publier mon texte concourant à mon propre concours, 'le coma', est enfin arrivé. Je tiens à dire que cela risque d'être un minumum choquant pour les personnes auxquelles ce genre de chose est arrivé. Je tiens à écrire que je n'ai aucune intention en écrivant ce texte de me moquer ou provoquer les personnes dans le coma ou qu'ils y étaient. Je préfère préciser.
Je n'ai jamais eu heureusement ce genre de chose donc je n'ai aucune expérience dans cette matière mais ce texte est de la pure science fiction.
J'ai trouvé que cette écriture a été difficile pour moi mais je ne regrette rien.
je vous souhaite alors une bonne lecture et vous demanderez poliment de commenter ce texte étant donné que je participe à un concours en rajoutant un s'il vous plaît et un merci d'avance !
Un accompagnement musical a été ajouté. Vous pouvez l'écouter en lisant le texte. Je précise que c'est un texte libre de droit trouvé sur Jamendo.com. C'est du piano. Très mélodieux et représentant bien l'atmosphère de mon texte.
Merci de votre compréhension,
Souvenirs oubliés
| Résumé : Dans un hôpital, dans une chambre, deux jeunes gens confrontés à une réalité obscure [Réponse du concours 'le coma'] |
Noir obscure. Peur indéfinissable. Enveloppé dans un calme profond et lugubre. Sensation innommable…
Seul, la peur au ventre, il attend. Quoi ? Rien…sauf…
Que l’obscurité se dissipe, que la peur disparaisse, que les bruits et les sons réapparaissent comme autrefois et que la joie l’anime…
Que la vie ravive en lui !
Mais comment faire quand on ne sait où on est ? Qu’aucune parole ne vient à apparaître ?
Etait-il allongé, debout ou assis ?
Sa mémoire n’était qu’un livre poussiéreux et abîmé rendant sa lecture impossible.
Mais où étaient passés les moments de bonheur. Les souvenirs…
Pourquoi rien ne se produisait ? Mais enfin pourquoi ne se souvenait-il de rien ?
Une sensation mélangeant légèreté, peur et malheur avec une pointe très légère de douleur l‘envahissait.
Ses sens ne lui obéissaient plus. Il était seul, tout seul.
Il sentait qu’il était attaché à quelque chose mais il ne savait quoi ! C’était comme une sorte de lien.
Le temps et l’espace lui échappaient comme la fumée qu’on voudrait attraper dans une main. Le temps était long, les minutes étaient des heures, les heures des journées, les journées des mois, les mois des années…
Il suppliait une délivrance, une présence, une sensation autre que celle qui l’habitait sans arrêt. Mais rien ne se passait. Il ruminait donc ses pensées amèrement.
Quelle tragédie s’était-il passé pour qu’il soit dans cet état…
Des bruits de pas réguliers et pressés résonnèrent sur un carrelage d‘un blanc monotone. Une femme d’une vingtaine d’années marchait ses cheveux châtain clair voletant au rythme de ses pas. Son visage était doux mais emprise à une inquiétude profonde.
Elle était dans un corridor d’une largeur respectable. Le décor était blanc, de nombreuses portes de chaque côté accompagné d’un numéro placardé. Certaines portes étaient entrebâillées mais la plupart fermée. A l’intersection d’un couloir, elle rencontra un chariot comprenant des assiettes vides mais sales. La conductrice était une femme d’environ soixante ans, souriante et accueillante arborant un habit blanc.
La jeune fille passa devant le chariot avec une indifférence des plus strictes.
Elle continua longtemps sa marche passant devant de nombreuses portes, changeant de couloirs régulièrement et montant divers escaliers aux couleurs aussi monotones que les couloirs. Quand soudain, elle s’arrêta devant une porte. Celle-ci n’avait rien de spécial par rapport aux autres mais pour elle…
Le numéro 145 y était placardé. Elle retenait son souffle et après avoir ravalée ses larmes, elle entra.
La chambre était simple et habillé d’un papier peint bleu pâle. Une fenêtre aux stores baissés ornait le mur en face du seuil de la porte où elle se tenait. La décoration n’était guère plus intéressante comprenant une table de chevet avec une rose d’un rouge sanguinaire baignant dans l’eau d’un vase fin et un lit accueillant…un jeune homme guère plus âgé que la femme et tout aussi beau mais pâle comme la mort. Ses cheveux blonds courts étaient couverts de sueurs. Ses yeux étaient inexpressifs et seule la respiration régulière de l’homme témoignait qu’il était encore en vie.
Diverses machines l’entouraient dont la principale fonctionnalité était de le maintenir en vie.
La jeune femme s’assit sur le bord du lit et ne put retenir une larme qui se confondit avec les draps imprégnés de sueurs.
La lueur du jour formait un halo presque imperceptible dans la pièce. Dehors, le vent soufflait et les arbres semblaient danser dans un environnement funèbre et macabre. Les oiseaux ne chantaient plus depuis longtemps. Ce matin, le ciel s’était couvert et des nuages menaçaient d’éclater en fines gouttelettes de pluie mais quelle importance était-ce pour cette femme qui ne semblait rien voir d’autre que l’homme en face d’elle.
Petit à petit, les nuages libérèrent leur fardeau et bientôt la pluie martelait à la fenêtre dans un son régulier et symphonique. Mais personne, dans la chambre ne semblait s’en rendre compte.
Pendant un laps de temps, elle ne faisait rien d’autre que de le regarder.
Elle glissa sa main tiède contre celle de l’homme aux doigts frêles. Elle serra celle-ci contre sa poitrine, ferma les yeux et se laissa aller dans ses souvenirs; Une longue promenade au bord de la mer mettant en scène ces deux jeunes gens. Riant et parlant avec la vitalité de leur âge puis dans un bar, prenant deux bières avec toujours leur même sourire et leur même gaieté.
Aux souvenirs de ces brefs moments de bonheur, plus d’une larme s’échappa des yeux de la jeune femme.
L’homme ne semblait s’apercevoir de l’âme en peine qui se tenait à ses côtés devant l’arborisation indifférente de son visage.
Mais cette femme continuait à verser sa peine.
Pour la première fois depuis il ne savait combien de temps, il sentit une présence. Il devina qu’elle était douce et ne voulant tenter le diable en la faisant fuir, il resta sans bouger appréciant cette chaleur où sa source semblait provenir d’une de ces mains.
Cette chaleur se répandit partout dans son corps et elle semblait souffler tendrement sur le livre poussiéreux et abîmé qu’était sa mémoire et comme par magie quelques vagues parcelles de pages de ce livre si fragile lui vinrent à l’esprit. Il se voyait sur un bord de mer tenant la main à une jeune femme aussi belle que lui. Leurs éclats de rire et leurs paroles se mélangeaient au flux et au reflux de la mer à côté d’eux.
Soudain, le décor changea et il se retrouva dans un bar, une bière à la main et en face de lui toujours la même jeune femme souriante. Soudain, pratiquement tout son passé lui revint en mémoire. De son enfance à…son accident. Ce fatal accident lui laissant des séquelles comme celle qui endurait en ce moment.
Un accident de voiture…
Il se souvenait que très tard dans la nuit, après une soirée arrosée chez quelques amis, il était sorti moitié ivre pour rentrer chez lui au volant de sa voiture malgré les avertissements de ces amis mais cependant eux-mêmes trop saouls pour s’opposer sérieusement.
Il conduisait quand soudain ses yeux avaient commencé à fatiguer. Deux faisceaux lumineux
étaient apparus devant lui mais il ne s’était pas arrêté et n'avait même pas cherché à les contourner, il n’avait remarqué, ivre qu’il était, qu’un camion de huit tonnes fonçait droit devant lui.
Et puis, le choc, décisif, arriva… Malgré son ivresse, il perçut la douleur tandis que les ténèbres, petit à petit, l’emportaient.
Il se souvint aussi brutalement que son accident, de sa femme ou plutôt sa fiancée, Isabelle. Il reprenait de plus en plus conscience et un point blanc se discerna dans les ténèbres. La lumière ! Il se débattit tant qu’il pouvait pour l’atteindre.
La jeune femme, Isabelle, savait qu’il n’y avait aucun espoir et la peur que James, son fiancé, ce légume, vivant grâce à de vulgaires machines, ne souffre. Elle regarda un instant les différents appareils reliés à James puis sans crier garde débrancha…Elle partit très vite de la chambre d’hôpital le laissant mourir paisiblement.
Il se débattit de toutes ses forces et alors qu’il atteignait son but, la lumière disparut et la pénombre s’engouffra de nouveau en lui. Mais cette fois ci, le lien présent au tout début de son état n’était plus. Désormais, rien ne le retenait, il pouvait sans aller…
Ce qu’il fit. Son coma gagna. La mort l’emporta. Lui et ses souvenirs.
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