-
-
> Chapitre 1 : « Chapitre 1 » - 
| L'histoire | Ce chapitre |
|---|---|
| Publié : le 17/06/2008 à 17h41 - Mise à jour : le 30/06/2008 à 12h09 - Commentaire(s) : 7 - Lecture(s) : 585 - Chapitre(s) : 5 - Mots : 10490 - Complet : oui - AMR : 14 - Favorite de : 0 - Abonnés à l'histoire : 0 | Publié : le 17/06/2008 à 17h41 - Modifié : le 27/06/2008 à 20h56 - Commentaire(s) : 0 - Lecture(s) : 372 - Mots : 2657 |
Encore une nouvelle histoire, celle-là devrait être rapidement terminée... Reste à voir si je l'inscrirai au concours.
Dans tous les cas, je rappel que le texte est protégé par les droits d'auteur, merci de fournir le lien vers l'Encrier si vous souhaitez la faire partager.
Bonne lecture
27 juin 2008 : C'était bien la version non corrigée qui était en ligne. Une relecture a été faite, d'autres suivront sûrement.
A l'Auberge des Plaines du Nord
| Résumé : Une auberge isolée, deux vieux amis et une cible à éliminer... |
Chapitre 1
S'il est une auberge qui se distinguait par son isolement, c'était bien l'Auberge des Plaines du Nord. Pendant très longtemps, avant les premiers contacts avec les barbares des Montagnes de Givre, l'empire humain la considérait comme le dernier havre de la civilisation (les hommes n'ont jamais réellement vu les nécromants de Jaanal'O comme des êtres civilisés).
De fait, l'auberge était réellement construite loin de tout. Vingt jours de marche étaient nécessaires pour l'atteindre depuis l'Empire. Moins depuis le royaume forestier des elfes. Mais les elfes n'allaient jamais dans le nord. Plus proche également était Jaanal'O la grande université des arcanes mais les mages ne se mêlaient pas aux autres s'ils pouvaient l'éviter.
Que faisait donc une auberge au cœur des plaines dans ce cas ? Une question que beaucoup de monde se posait. Un jour, son propriétaire, le gnome Aldarkas, débarqua avec ses ouvriers et en moins d'un mois, ses trois ailes et son mur d'enceinte étaient sortis de terre. Un mois de plus et des troupeaux de chèvres gambadaient alentour tandis qu'une espèce de radis poussait dans des champs fraîchement labourés au pied du mur sud.
Pendant presque une année, les seuls visiteurs de l'auberge furent des marchands gnomes qui apportaient les fournitures nécessaires. Puis la rumeur se répandant, les premiers véritables clients se présentèrent par curiosité. D'abord des gnomes qui s'étaient mêlés aux caravanes des marchands puis des humains. Des criminels choisirent bientôt ce lieu pour échapper à la justice et de temps en temps, un mage allant ou partant de Jaanal'O y fit étape. Ils furent tous aussi bien accueillis les uns que les autres. Tant qu'on le payait en or et qu'on ne cherchait pas les ennuis, Aldarkas se fichait royalement de l'identité de ses visiteurs.
Ce soir là, l'auberge ne comptait que cinq clients, tous humains. Un homme d'age mûr aux sourcils broussailleux était arrivé une semaine plutôt. Il buvait seul au fond de la salle commune et aboyait plus qu'il ne parlait quand on lui adressait la parole. Ses mains pleines de cales et ses larges épaules présageaient un métier manuel et en effet, il avait confié à Marie, la jeune servante humaine, qu'il était forgeron.
Cette dernière, dans sa robe brune et son tablier crème, servait du vin à un couple installé prêt de la cheminée. Elle leur donnait trente ans mais n'avait pu obtenir d'eux que leurs noms : Alayn et Nyria. D'après le portier, Palas, qui les avait faits entrer, ils montaient des chevaux de race et portaient des vêtements luxueux, le tout devant coûter fort cher. Quand aux habits, Marie lui avait donné raison. Mais elle n'y connaissait rien en chevaux.
Près du comptoir, un autre homme aux traits délicats terminait un ragoût en échangeant quelques banalités avec Aldarkas. Il était arrivé à pied le matin même, n'avait pas donné de nom mais payé d'avance pour trois nuits. On ne savait rien de lui et les filles des cuisines jasaient beaucoup sur ce qu'un "beau mâle" comme lui pouvait bien faire là. S'il ne montrait aucun signe de richesse particulière, il en avait lui aussi les manières.
Le dernier des clients était là depuis trois jours. Jeune, vêtu simplement, il parlait volontiers de tout et de rien, plaisantait beaucoup. Son nom était Gabriel. Marie le trouvait "craquant" et s'attardait souvent à sa table pour échanger quelques mots et sourires. Jeanne, l'une des femmes de chambre, l'avait mise au défit de s'inviter dans son lit. L'idée plaisait tellement à la jeune servante qu'elle s'y employait avec zèle, pour l'instant sans succès.
A l'extérieur, prêt du portail ouvragée qui fermait l'enceinte, Palas, le portier gnome, jouait aux dés avec Jimy, le palefrenier humain. Assis sur le vieux tabouret, ils se servaient d'une caisse comme table. Les restes d'un repas frugal traînaient dans le gazon à coté d'une bouteille de vin vide, volée aux caves de l'établissement. Il avait fallu faire de la place pour le jeu.
Un peu plus loin sur la route, dressée sur ses étriers, Maryn observait l'auberge et plus particulièrement son enseigne qui pendait au coin du mur. Dans la poche de sa tunique, un morceau de parchemin griffonné de quelques mots l'avait amené si loin de chez elle. "Gendre du gouverneur de Brectan à l'Auberge des Plaines du Nord". Valarris avait été particulièrement laconique cette fois. D'habitude, il donnait le nom de la cible, ou au moins une description physique.
La jeune fille serra nerveusement le billet dans sa poche et talonna sa monture. Elle la dirigea dans l'allée qui menait au portail et mis pied à terre. Jimy fut le premier à l'entendre. Il donna un coup de coude à son compagnon et lui rappela que c'était lui le portier. Grognant qu'il était trop tard pour recevoir du monde, Palas se leva néanmoins cria dans la nuit un "Qui va là !?" retentissant. Il s'exprimait dans la langue des hommes avec un fort accent gnome.
- Je me nomme Maryn, entendit-il. J'aimerais une chambre pour la nuit et un repas.
La voix était jeune, claire et douce. Charmé, Jimy fut sur ses pieds d'un bond. Il déverrouilla le portail et poussa l'un des battants qui s'ouvrit sans grincer. Il se trouva nez à nez avec un alezan piaffant d'impatience auprès duquel une silhouette recouverte d'un manteau noir à capuche attendait plus tranquillement. Seules des bottes de monte en cuir dépassaient de sous le vêtement. Le visage restait dans l'ombre. Déçu (il aurait pensé trouver un corps plus attrayant pour accompagner une si jolie voix), le palefrenier céda la place au portier gnome.
- Bonsoir Mam'zelle, dit ce dernier. Je suis Palas, le portier. Si vous voulez bien confier votre cheval à mon compagnon, j'vais vous conduire à l'auberge.
La jeune femme acquiesça et confia la bride à l'humain, révélant une main fine gantée de noir.
- Je vous ferai porter vos bagages dans votre chambre, Mademoiselle, dit-il en désignant les lourdes fontes fixées à la selle.
- Merci, dit-elle simplement avant d'emboîter le pas au gnome.
Jimy fit entrer le cheval et referma la porte. Il eu toutes les peines du monde à emmener l'animal, visiblement du genre taquin, jusqu'à l'écurie adossée à l'aile ouest qui abritait les cuisines et les appartements des employés.
Palas fit entrer Maryn dans la salle commune, s'excusa et alla trouver son employeur. Celui-ci, comme toutes les personnes présentes, avait déjà remarqué l'arrivée de la jeune femme. Il quitta l'homme au joli visage, échangea quelques mots chuchotés avec le portier qui disparût dans le couloir menant aux chambres.
Aldarkas adressa à la nouvelle venue un sourire chaleureux derrière les tresses rousses de sa barbe. Il rajusta son gilet de peau, passa une main dans sa tignasse pour tenter vainement de la recoiffer.
- Bonsoir jeune dame ! s'exclama-t-il d'un ton enjoué en écartant les bras en signe de bienvenue. Ça fait plaisir de voir une nouvelle tête par ici ! Je suis Aldarkas, le propriétaire. A votre service.
Maryn ôta son capuchon et tira sur l'épingle qui maintenait ses cheveux en place. Ils se déversèrent en cascade brune sur ses minces épaules. Elle sourit à son tour à l'aubergiste, répondit d'un signe de tête aux couples prêts du feu qui l'avait saluée de la main.
Tandis que le gnome lui assurait qu'une chambre serait prête d'un instant à l'autre et qu'elle y retrouverait ses affaires, elle prit le temps de biens observer les cinq convives. Impossible de dire qui était le bon. Il lui faudrait d'abord poser quelques questions et se faire accepter de la compagnie. Elle excluait cependant d'office le couple. Elle n'imaginait pas un homme marié voyager si loin en emmenant la fille de gouverneur qui lui servait de femme. Encore qu'il aurait pu s'agir d'une maîtresse, ce qui aurait expliqué le lieu.
Elle répondit aimablement à l'aubergiste, s'assit sur la chaise qu'il lui présentait galamment. Il ne demanda pas d'où elle venait, ni où elle allait. Palas avait du lui faire part de son nom et cela lui semblait lui suffire.
La jeune servante prit le relais pour lui demander ce qu'elle souhaitait boire. Maryn prit le temps d'observer ce visage rieur encadré de boucles blondes. Elle aurait presque pu se sentir jalouse de cette opulente poitrine mise en valeur de façon presque vulgaire par le décolleté plongeant de la robe et de cette croupe rebondie. Presque. Elle ne jouait plus les coquettes depuis longtemps. Ses activités demandaient de la discrétion. Attirer le regard de tous les hommes qu'on croisait n'était pas spécialement ce qu'elle appelait de la discrétion.
Elle but une gorgée de l'hydromel que Marie lui avait porté tout en réfléchissant à la marche à suivre pour identifier son homme. Parcourant à nouveau la salle des yeux, elle remarqua que l'un des clients l'observait fixement. Quand leurs regards se croisèrent, il se dépêcha de détourner le sien. Avait-elle rêvé ou le connaissait-elle ? Elle n'aurait su le dire. Il avait reculé dans l'ombre de l'un des grands piliers de bois sculptés qui soutenaient la toiture.
Le couple près du feu avait repris sa discussion. L'homme du comptoir devisait maintenant avec Marie qui riait à ses propos. Le plus âgé de tous, réfugié dans son coin, continuait à boire sans s'intéresser à autre chose que sa chope. Il grogna bientôt à la servante de lui en apporter une autre. Celle-ci s'exécuta et profita du voyage entre les fûts et sa table pour chuchoter quelque chose à celui que Maryn pensait connaître. Le rire qu'il laissa échapper conforta l'impression de la jeune fille et fit remonter des vieux souvenirs qu'elle pensait avoir oublié.
Elle n'eut pas le temps de creuser la question. Une femme bien en chair et en robe crème se dirigeait vers elle avec un air empressé.
- Je m'appelle Jeanne, déclara-t-elle sans préambule. Votre chambre est prête, suivez-moi.
Maryn se leva donc et suivit la femme de chambre. Elles traversèrent, presque au pas de course, un long couloir qui débouchait dans un petit hall où il se divisait en deux. Jeanne indiqua celui droite.
- Cinquième porte à droite, dit-elle. Les clés sont sur la table et vos affaires sur le lit.
Maryn eu juste le temps de noter le chignon compliqué qui retenait les cheveux noirs de la femme de chambre avant que celle-ci ne disparaisse, pressée de retourner on ne savait où. Elle avança donc dans le couloir qui comptait en fait cinq portes et uniquement sur la droite. La jeune femme entra dans une accueillante petite chambre. Un feu crépitait dans la cheminée. Le lit de plume occupait une bonne partie de l'espace mais il en restait assez pour une petite table de travail placée sous la fenêtre, un coffre à vêtement au pied du lit et deux fauteuils rembourrés tournés face au foyer. Le sol était recouvert du même parquet que les couloirs, usé mais bien entretenu.
Maryn jeta son manteau sur l'un des fauteuils découvrant sa tunique, le justaucorps de cuir noir qu'elle portait en dessous et son ceinturon auquel pendait une longue dague. Elle alla directement à ses fontes posées sur le lit, ouvrit la première pour en tirer une robe d'un bleu sombre. Elle se changea rapidement et troqua ses bottes contre des chaussures légères plus adaptées à sa nouvelle tenue. Elle avisa un petit poignard, du genre que les femmes gardaient sur elles lorsqu'elles voyageaient loin et attacha sa gaine à la ceinture de sa robe.
Le justaucorps, le ceinturon et les fontes furent enfermé dans la malle que Maryn verrouilla soigneusement (les clés étaient sur le même trousseau que celles de la chambre). Elle retourna à la salle commune en prenant le temps de fermer également sa porte. Elle repris sa place. Les clients n'avaient pas bougé. La servante avait en revanche disparu mais revint rapidement des cuisines, apportant un bol de ragoût et un morceau de pain pour le buveur du fond de la salle.
- Maryn ?
La jeune femme sursauta et se leva brusquement en renversant sa chaise. C'était l'inconnu qui l'avait observé de derrière le pilier. Il se tenait à quelques pas derrière elle, tout sourire.
- Je n'étais pas sûr que c'était toi. Je pensais ne jamais te revoir.
Et le déclic se fit.
- Gabriel ? souffla-t-elle incrédule.
Il acquiesça et elle se jeta dans ses bras. Les deux jeunes gens s'étreignirent longuement.
- Mais qu'est-ce que tu fais ici ? demandèrent-ils en même temps avant d'éclater de rire.
- Vous vous connaissez ?
Le tenancier s'était approché, inquiet de voir son mobilier jeter au sol. Mais il semblait maintenant plus intrigué par cet effusion d'allégresse que contrarié par la chute de la chaise.
- Oh, c'est une longue histoire, répondit Maryn.
- C'est que voyez-vous, il est assez rare que des amis se retrouvent par hasard dans mon auberge, expliqua le gnome. Alors votre réaction m'a un peu surpris. Mais excusez-moi, je me mêle de choses qui ne me regardent pas.
Il s'éloigna non sans avoir relevé le siège et recommandé le calme à ses jeunes clients.
- Est-ce que tu voudrais que nous trouvions un coin plus tranquille pour causer ? demanda Gabriel. J'ai plein de choses à te raconter et puis, j'aimerai bien savoir ce qui t'es arrivé après cette fameuse nuit. Je m'en veux encore, tu sais ?
- Chut... ne parlons pas de ça. D'ailleurs, tu as raison, l'endroit n'est pas idéal. Tu veux venir dans ma chambre ?
- Oh oh ! J'ai grand peine à refuser ce genre d'invitation quand elles viennent d'une femme aussi jolie que toi.
Maryn leva les yeux au ciel.
- Tu n'as vraiment pas changé !
Il lui répondit d'un sourire renouvelé et se laissa entraîner vers les chambres. Juste avant de quitter la salle, il cria à l'aubergiste de faire apporter un repas pour deux et du vin. Le gnome assura que ce serait fait et il envoya immédiatement Marie chercher ce qu'il fallait en cuisine.
Confortablement installé dans son fauteuil, Garbiel observait la jeune femme qui avait été son amie pendant plus de quinze ans. Elle avait bien changé depuis lors. Sa silhouette s'était affinée, ses traits durcis. Elle avait perdu son air enjoué et insouciant. Le regard qu'elle plongeait dans les flammes était plus sombre, plus mélancolique. Elle avait également des gestes moins spontanés. Pas hésitants mais réfléchis. Et elle semblait nerveuse. Extraordinairement nerveuse. Quand il l'avait surprise en l'appelant, elle avait bondit sur ses pieds comme un soldat surpris pendant son tour de garde. Même s'il avait été bref, Gabriel avait également remarqué le geste qu'elle avait entamé vers sa taille, comme pour se saisir du poignard passé dans sa ceinture.
- Alors ? finit-elle par demander. Qu'est-ce que tu as fait pendant ces huit ans ?
- Hé bien... comme tu l'as dit toi-même à ce brave aubergiste, c'est une longue histoire.
- J'ai toute la nuit.
Marie choisi ce moment pour entrer en compagnie de Palas qui portait une table basse. Le portier déposa sa charge entre les deux jeunes gens et s'éclipsa sur un signe de tête. La servante servit le ragoût du soir dans deux bols de terre cuite, découpa plusieurs tranches dans une miche de pain et versa le vin dans les verres à pied. Elle avait des gestes secs, rageurs. Elle quitta la pièce sans un mot mais en lançant un regard furibond à Maryn qui lui retourna une expression de totale incompréhension.
- Je crois bien que tu as rendue la petite Marie très jalouse, expliqua Gabriel en riant de l'air incrédule de son amie.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Et bien, si j'en crois son attitude des deux derniers jours, elle m'aurait volontiers invité dans sa chambre elle aussi. Ou plus vraisemblablement aurait-elle préféré s'incruster dans la mienne et surtout dans mon lit.
- Si je ne te connaissais pas, j'aurais tendance à penser qu'il serait dans mon intérêt de te jeter dehors.
- Mais qui te dit que ce n'est pas le cas ?
Maryn hésita. La question n'était finalement pas si dénuée de sens. Elle l'aurait été huit ans* auparavant. A l'époque, ils étaient presque frère et sœur. Mais elle avait changé et lui aussi. Même s'il avait conservé son humour, il semblait bien plus mature. Il avait gardé ses attitudes et sa gestuelle arrogante. Il affichait toujours son air faussement décontracté, mais cela semblait moins simulé qu'auparavant. Il était réellement confiant en lui-même.
- Je vais te laisser le bénéfice du doute, dit-elle. Mais reste correct sinon je ne réponds de rien.
- A vos ordres Madame, sourit-il en s'inclinant.
Il prit son verre et le leva pour porter un toast.
- Je bois à nos retrouvailles !
Ils burent en se jaugeant par dessus leurs verres. Puis ils entamèrent leur dîner. Le ragoût n'était pas mauvais, en tout cas si on supportait les champignons et la viande coriace. Typiquement gnome, cette manie de mettre des champignons partout.
- Au moins, il nous a épargné les radis ce soir, dit Gabriel avec une feinte grimace. Jamais goûté un truc aussi mauvais.
Maryn ne fit aucun commentaire.
- Bon, il est peut-être temps que je commence mon histoire, ajouta le jeune homme redevenu sérieux.
Elle acquiesça lentement.
- C'est un récit épique, ne put-il tout de même s'empêcher de plaisanter. Un conte de dragons et de fées. Ne me regarde pas comme ça, tu me fais peur quand tu as cette expression. Enfin bref, revenons donc à ce fameux soir...
Les commentaires sont toujours très appréciés, merci d'avance.
* Précédemment 4 ans. Je double la durée de la séparation pour rendre le récit plus cohérent et vraisemblable.
© tous droits réservés. Le texte ne peut être reproduit sans le consentement de Nataniel
| Commentaires | Favoris et notifications | Corrections |
|---|---|---|
| Images | Impression | Gestion |
Vous ne pouvez pas modifier cette histoire. | |